Voeux et projets : bonne année 2013

bonne année 2013Ordinairement, je ne vous ponds jamais d’article 3615 my life, genre « voici mon défi pour perdre 5 kilos en 3 mois », « je vais jeter dix objets par jour pendant un an et vous en faire profiter », « je me mets à la muscu et je vous fait un post par jour pour vous montrer des photos de mes pectoraux » et autres « voici combien de cents j’ai gagné ce mois-ci sur mon blog grâce à Adsense, admirez-moi et dites-moi que je suis votre modèle et votre dieu ». J’ai plutôt une tendance générale au respect de mon lectorat.

Néanmoins, une fois n’étant pas coutume, mes bons vœux à votre égard pour cette nouvelle année, réapparition calendaire d’une date cristallisant les espoirs que vous entretenez pour douze mois – ce qui est un horizon de projets plutôt intéressant – prendra une forme de définitions d’objectifs de ma part. Parce que je pense que dans ce genre de démarche, un « exemple » (au sens de « cas pratique » et non au sens de « modèle à vénérer ») peut susciter des interactions intéressantes pour tous ceux qui peuvent avoir besoin d’en faire autant. Parce que ça me permet aussi un peu d’appuyer mon ancien article sur les résolutions de début d’année;) Parce que, enfin, il m’arrive aussi couramment de mieux finaliser ma réflexion à voix haute, c’est à dire ici à « clavier haut ».

Cela fait à présent un peu plus de deux ans que je blogue, à peine plus longtemps que je me suis intéressé au concept « d’indépendance financière », quelques mois après avoir enfin été embauché dans une société ne faisant pas de prestation de service, le tout intervenant une grosse année après que j’ai opéré un changement de vie personnelle tout à fait radical. A quelques semaines de la barre mythique des quarante ans, tout ceci méritait bien symboliquement que je fasse, comme tout navigateur qui se respecte, un petit point.

En premier lieu, épuisé physiquement, la tête complètement dans le guidon d’un milliard de préoccupations qui tournent dans la tête et vous font délaisser la carte du monde pour la gestion de l’incessante succession de vaguelettes se trouvant juste devant votre carène, je vous en conjure, faites ce que j’ai fait à Noël : prenez des vacances. Pour ma part, il m’a fallu plus d’une semaine, malgré les fêtes et la quasi diète de réseau qui m’était imposée par l’endroit très « nature » où je me trouvais, pour « déconnecter ». Je vous suggère de poser un minimum absolu de deux semaines, dont une à surtout ne rien chercher à accomplir, ni corvée administrative, ni avancement d’un projet perso, ni lecture compulsive de huit cents spams, ni rendez-vous ou coup de fil à de futurs partenaires de projets, ni rien. Oubliez même le concept d’heure. Au bout d’une petite dizaine de jours, observez comme tout peut prendre une perspective nouvelle ; comme vos rêves profonds, que vous aurez probablement nourri lors de vos activités plaisantes et détendu, ressurgiront pour vous dire que si vous les avez un peu oubliés, eux se souviennent très bien de vous ; comme, en fin, des décisions pourront émerger comme des évidences pour mettre en place des idées auxquelles vous n’aviez même jamais pensées quelques semaines auparavant, « la tête dans le guidon ».

Si je me souviens un peu de ce que je désire, et que, j’en fais le pari, une très grande majorité d’entre vous désire également, il y a

  • un maximum de liberté de vivre,
  • un esprit tranquille,
  • le bonheur de m’accomplir dans des activités que j’aime et qui me définissent (et par conséquent dans lesquelles je suis relativement bon),
  • et bien, entendu être en bonne santé…
  • … et savourer du temps de qualité avec ceux que j’aime.

Ça vous semble familier, à vous aussi ?

Si je retrace en revanche ce que j’ai fait ces derniers temps (disons ces trois dernières années), et je vous suggère d’en faire autant si par hasard vous avez omis ce petit état des lieux depuis trop longtemps, ce n’est pas exactement ce que j’observe. J’ai déployé une énergie, qu’en toute immodestie je juge très au dessus de la moyenne de force vitale de l’intégralité des humains que je connais, dans beaucoup de domaines. Entre autres (de manière non exhaustive) :

  • M’être démené (avec succès) dans le domaine immobilier (non, je n’ai pas prévu de bloguer là-dessus ; ceux qui font vraiment des choses dans le domaine, d’ailleurs, ont généralement autre chose à foutre que de vous enseigner à être milliardaires pour la modique somme de 497 €, entre nous soit dit). C’était destiné à être mon véhicule vers la liberté, mais ça a été épuisant (chercher, travailler avec des branques, avoir des problèmes, chercher puis trouver des personnes valables, monter des dossiers à n’en plus finir, acheter, définir et suivre les travaux, puis surtout mettre en exploitation – non, ce n’es pas le lieu pour expliquer cela – et y travailler un peu tous les jours, être parfois dérangé le week-end ou durant les vacances, avoir des soucis, apprendre la compta, prendre un avocat fiscal, etc.) et par ailleurs, ce n’est pas vraiment un outil pour réellement acquérir sa liberté lorsqu’on part de rien, mais plutôt pour la conserver lorsqu’on l’a acquise (en ce sens, je pense que j’ai réussi dans le domaine au delà des espérances raisonnables que j’aurais dû avoir). Enfin, je n’ai aucune passion pour les domaines explorés, ce qui fait donc beaucoup de temps et d’efforts investis « hors cible ».
  • Avoir investi pas mal de temps et d’effort (et un peu d’argent) dans le domaine de la finance. Un monde complet en soit. Ça ne s’est pas mal passé du tout, mais ça demeure là encore un outil pour rester riche lorsqu’on l’est déjà. Nous reparlerons de ces notions ultérieurement. Là encore, je n’ai qu’un intérêt certain mais absolument pas fondamental pour le domaine, ce qui ne justifie donc pas d’y passer plus que quelques heures par mois (disons par mois un soir dans mon club d’investissement et l’équivalent en temps d’un soir d’étude, au point où j’en suis rendu).
  • Avoir examiné un domaine de webmastering juteux mais concurrentiel. Là encore, je ne suis pas webmaster. Racheter un tout petit site pour voir, à destination d’expérimentation et de diversification légère, je le ferai peut-être, mais pas plus. Ma valeur ajoutée n’est pas dans le codage ni dans le « webmarketing » (j’ai d’ailleurs un micro coup de gueule à pousser sur cette dénomination, je vous écris ou podcast ça très bientôt). J’aurais cavalé comme un dingue derrière ceux dont c’est le truc, peut-être sans jamais réussir. Et puis, quel serait l’intérêt de remplacer un travail qui ne m’intéresse pas par un autre qui ne m’intéresse pas ? Ce serait un simple échange « donne hiérarchie contre perte de sécurité ». Pas de quoi casser trois pattes à un canard. Et vous, recherchez-vous une « liberté » dans un domaine dont on vous a vanté le caractère lucratif mais qui, au fond, ne vous intéresse pas ?
  • Avoir passé un certain temps à l’étude du SEO, ce qui procède exactement du même mécanisme que celui évoqué au point précédent. Bilan : j’ai assez de compréhension de la chose pour, je pense, différencier un bon d’un minable. Après, si mes projets le nécessitent, je ferai appel à un spécialiste. Même si intellectuellement parlant, l’étude du domaine m’a fortement intéressée, ma valeur ajoutée n’est pas là.
  • N’oublions pas : avoir, qu’il pleuve, vente, neige ou gèle, fait 30 bornes aller-retour de vélo (à ajouter au sport que je faisais très souvent le midi) pour aller me poser dans un travail d’ingénieur et d’expertise dont je me tape royalement. C’est la première source de fatigue, de manque de temps, et disons de manque de fierté personnelle, pas parce que l’énoncé de mon job ne claque pas (il en a tout à fait le potentiel) mais parce qu’il ne correspond absolument pas à l’image « professionnelle » que j’ai de moi (astrophysicien, que je ne suis pas entre autres parce qu’au moment où la vie me tapait violemment dessus, je manquais de la force de caractère nécessaire à l’affirmation de ses objectifs. Je tiens fermement à ne jamais plus refaire cette erreur de jeunesse ; et vous, pensez-vous tenir bon sur vos but, ou bien pliez-vous devant les aléas ?)
  • Avoir conclu une association qui ne me correspondait pas, dans un projet qui n’était pas moi, ni en termes d’aspirations, ni en termes de valeur ajouté de l’activité. Ce partenariat s’est effectué avec quelqu’un de bien, il n’y a absolument pas de méchant dans l’histoire, et je souhaite à sa plateforme tout le succès qu’elle mérite – je vous en ferai d’ailleurs la publicité au fur et à mesure de la disponibilité de ses produits et évènements. Mais cela m’a pris du temps, de l’énergie et de la tranquillité d’esprit.
  • M’être un peu dispersé dans mon étude de la musique (tous les styles, tous les instruments, toutes la théorie, toute l’oreille… C’est un truc de pro, ça !). Vingt ans après avoir commencé, j’en ai toujours autant à apprendre, si ce n’est plus. Mais ce n’est pas une raison pour oublier tout pragmatisme et ne pas produire d’œuvre (ou de concert) en se faisant plaisir. Et vous, succombez-vous parfois aux sirènes de la procrastination par perfectionnisme ?
  • M’être échiné un trimestre à aller dans une école de musique très en dessous de mes exigences en termes de niveau et de qualité. Les précédentes que j’ai fréquentées étaient excellentes, mais là, j’ai eu la main « malheureuse » (ce qui, en français, signifie que j’ai un peu fait confiance à la chance au lieu de vérifier par moi-même et de prendre des garanties). C’est bête, mais faire du trajet, pédaler, se coucher plus tard une fois par semaine, le tout pour passer une soirée dont on n’est pas fier, pour finir sur un concert que l’on trouve non satisfaisant (pas dans l’exécution en elle-même, mais dans ce qui a été fixé à exécuter), ça contribue à vider. Restez-vous parfois dans une organisation médiocre qui vous bride dans voter potentiel ?
  • Avoir passé un temps trop important sur le net, dans la blogosphère, dans la rencontre des gens par Skype ou en réel, etc. C’est un équilibre à avoir : j’ai fait de très belles rencontres, et même certaines que j’estime essentielles,  mais ai aussi perdu beaucoup de temps. En ce qui concerne les rencontres, il faut savoir être exigent à la base ; en ce qui concerne le net, être exigent ET utiliser des « méthodes de productivité », perso ou extérieures, pour éviter une dispersion trop importante.
  • M’être dispersé dans mille investissements petits et difficiles à suivre, qui m’encombraient la tête sans pour autant changer ma vie, mais me prenant potentiellement du temps. Quelle valeur horaire donnez-vous à votre temps ?
  • Avoir vécu dans un lieu à la configuration fatigante et peu propice à la création. Dans mon cas (vis-à-vis de mes activités immobilières), c’était nécessaire durant un temps et cela a beaucoup aidé. Mais durant un temps seulement…
  • M’être inscrit dans un club de roller agressif trop loin de chez moi, qui m’ajoute encore du pédalage. (Mais il est vraiment bien, alors je garde ! ;) De la même manière, mon club d’investissement me fait faire pas mal de trajet, mais ce n’est qu’une soirée par mois, alors je vais y demeurer pour l’instant. Et puis, comme je vais déménager, ça va arranger la chose. ;) )
  • N’oublions pas, j’ai comme vous une vie privée, et ça, ça prend du temps et de l’énergie, et la volonté de faire de la qualité (surtout lorsqu’on est comme moi un papa amoureux fou de son fils de pourtant presque 12 ans). Mais dans la liste, ça, ça doit être compté en positif !!!
  • Accessoirement, avoir géré énormément de ces activités via un contrôle incessant du net et de mes mails (le roi du Alt+Tab…), et ne disponibilité téléphonique et SMSienne totale, ce qui n’est ni très productif ni, surtout, très apaisant pour l’esprit.

Au final, si on examine les objectifs initiaux, je dirais que j’ai diminué ma liberté de vivre (et blindé mon agenda de contraintes), ai eu en permanence mille petites ou grosses choses/tâches/whatever qui tournaient dans ma tête, ai passé énormément de temps dans des disciplines dont je n’avais parfois rien à carrer et très loin de ma vraie valeur ajoutée personnelle, et me suis tellement épuisé que même en cherchant à présent à me recentrer, j’ai bien plus de mal à avancer qu’avant, et j’ai diminué le temps de qualité passé avec ceux qui me sont chers.

Ce qui est, vous en conviendrez avec moi, très con. Enfin, disons que c’est tolérable (voire même quasi indispensable) à court terme – durant un temps déterminé à l’avance – si cela vous apporte à long terme ce que vous désirez. D’où l’intérêt pour moi d’avoir pris un peu de temps (pas assez, en fait) pour me recentrer. Et, selon le temps qui vous sépare de la dernière fois que vous avez « fait l’exercice », pour parler corporate, ce peut être une bonne idée pour vous d’en faire autant.Cela fait un bout de temps que j’ai dans mes cartons de la matière destinée à vous pondre quelque chose sur la définition des objectifs (parce que pour les accomplir, on trouve du monde prêt à vous « coacher », mais pour définir ce qu’il y a à accomplir, c’est déjà une autre paire de manche), mais on va faire ultra light ici.

1ère étape : identification de ce que l’on est vraiment

Comme vous tous, je suis caractérisé par certains goûts, certaines aptitudes et qualités, la capacité à m’accomplir dans certains domaines, qui me définissent en grande partie. En ce qui me concerne, cela parlera de science, d’écriture, de musique, et de quelques autres notions dont je ne vous jetterai pas la liste à la figure (car ce blog n’est valable, je vous le rappelle, que s’il n’est en dernier ressort pas à propos de moi mais à propos de vous). Mais sachez qu’il m’a tout de même fallu me poser au calme – après les dix jours de déconnexion – avec papier et stylo, et aller à la pêche aux bigorneaux en plusieurs étapes, pour extirper de moi-même une liste de dix « compétences-goûts » me définissant. Ne prenez pas à la légère la tâche de se connaître soi-même.

2ème étape : élimination de tout ce qui disperse, de tout ce qui n’est pas vous

Stay focus. Dans la liste de ce que j’avais fait ces derniers temps, inutile de vous dire combien de points ont sautés ou sont en train d’être éliminés. Choisir, c’est renoncer. C’est parfois un peu dur, mais il n’y a rien à faire, c’est comme ça. Éliminez au plus vite ce qui peut l’être, mettez en place les processus pour résoudre en six mois le reste. En cas de doute, faite une étude « coût/bénéfices », mais en valorisant vraiment correctement ce qui est le plus important (votre bien-être, votre temps, votre liberté, etc.)

3ème étape : admettre la valeur de son temps et éliminer toute médiocrité de son agenda

C’est le plus difficile pour moi. Je n’ai malheureusement pas été éduqué à me dire « je vaux beaucoup mieux que cela » mais plutôt à éviter de juger, à me dire que tout le monde à sa valeur, que les gens sont bien, qu’il ne faut pas être prétentieux, tout ça. Ce qui est une connerie. Si vous perdez votre temps dans un groupe de travail faiblard, dans un cours de truc de piètre niveau, dans un cercle de machin où les gens sont mous, boulets ou sans envie d’avancer, cassez-vous : vous valez mieux que ça et votre temps est votre bien le plus précieux, fini et non récupérable même contre tout l’or du monde.

4ème étape : définir une stratégie de ce que vous voulez accomplir

En ce qui me concerne, je m’apprête à :

  • Effectuer des actions concernant l’immobilier, afin de récupérer de la liberté et de la tranquillité tout en utilisant le travail accompli sur ce levier pour m’approcher de mon but. Horizon : en cours d’année. Gardez-vous des « corvées » actives en vous disant qu’elles vous rendront la vie d’autant plus facile que vous les garderez longtemps, même si la vie en question ne démarrera qu’à vos quatre-vingts ans ?
  • Déménager, pour un endroit qui me permettra, de par sa configuration (rendue possible par une superficie bien plus importante…), de me reposer lorsque j’en aurai besoin, et aussi d’avoir un petite pièce destinée à la création (un bureau/studio d’enregistrement, en gros). Accessoirement, je pédalerai deux fois moins qu’actuellement, ce qui m’épuisera moins et me donnera du temps de vie disponible en plus (NB à ceux qui me connaissent bien : non, je ne quitte pas Paris intra muros.) L’endroit où vous vivez vous épuise-t-il, par sa configuration ou par les trajets qu’il vous impose ?
  • Simplifier mes comptes et placement un grand coup (en fait, cette tache est quasiment achevée. Quelle tannée !!!)
  • Créer ma propre activité, ou mes activités, qui me conviennent.
  • Recentrer ce blog. C’est mon espace de créativité, mais ce peut être aussi une partie de mon navire vers d’autres horizons. Il faut que j’y soit clair sur ce que je suis. Entre autre, éliminer mes quelques références au développement personnel, seule petite case où j’avais pensé me caser, démuni que je suis pour définir ces pages. Le développement personnel, dans 98% des cas, c’est de la daube, soyons franc. Regardons vers le haut plutôt que vers le bas : un philosophe, un auteur, un sage, un savant, un penseur, clament-ils donc faire du « développement personnel » ? Restons sérieux. Je vais désormais considérer ce site comme celui d’un chroniqueur et d’un créatif.
  • Créer du contenu de valeur (car la richesse est toujours liée à la valeur de ce que l’on crée. Je pense que nous allons en reparler sous peu, je vais exhumer mon ancienne catégorie « le nerf de la guerre » le temps de quelques articles). J’apprendrai à vendre correctement ce contenu en 2014. Pour l’instant, il faut que je crée des livres, des vidéos, et pas mal d’autres choses encore (oui, oui, j’ai une liste dans un coin) apportant de la valeur à autrui, sur les sujets sur lesquels j’aime travailler.
  • Trouver un moyen de faire de la recherche en astrophysique à temps partiel (non, je ne suis pas devenu fou)
  • Poser une année sabbatique. Échéance : un an maximum.
  • Voir si je peux vivre (i.e. payer plus que mon train de vie) de ce que j’ai déjà accompli, de mon activité de création de contenu, de la mise en pratique de mes compétences acquises en immobilier mais de manière light, et éventuellement d’activités de nature scientifiques qui serait un peu payées. Je vous le dis tout de suite, j’y crois carrément.
  • Dans ce cas, poser, à la suite de mon congé sabbatique, un congé pour formation d’entreprise d’un an renouvelable. Au bout de trois ans, je suis censé savoir si je peux continuer à mener cette vie ou bien demander à être réintégré dans mon entreprise.

5ème étape : yapuka

Comme toujours. Le plus dur dans mon cas : récupérer de l’énergie. Et vous ?

 

Je vous souhaite une année 2013 aussi riche que celle que je me destine. Votre blog favori (non, ne faites pas de mauvais esprit je vous prie) ne sera pas en reste. Les chroniques acides vont reprendre du service – j’ai des sujets par dizaines en section brouillon. Les historiettes vont se déployer. La section business va s’enrichir d’interviews de personnes de haute volée. Elle va aussi probablement vous présenter quelques produits de formations (issus de deux personnes) que j’estime de qualité (non, n’ayez crainte, l’affiliation ne va pas devenir le modèle économique de ce blog ; celles dont je veux parler ne sont d’ailleurs pas les plus chères du marché, loin s’en faut, et je vous les proposerai plutôt avec la démarche de l’éditeur s’étant farci pas mal de cochonnerie et en ayant extirpé deux œuvres de qualité). La section changement de vie vous montrera d’autres exemples inspirants de personnes ayant décidé de s’accomplir différemment. Il va se créer une catégorie qui concernera la pensée scientifique – mais à la sauce Acide Ici. Enfin, j’espère réussir à caser ce que j’ai prévu depuis longtemps d’accomplir dans la section « avoir l’air intelligent lorsqu’on est une andouille », qui sera plus lourd à mettre en place puisqu’il s’agit de vidéos.

 

Et plus que jamais, je vous inciterai à savoir, comprendre et surtout être créatif(ve) et original(e), tant il est vrai que c’est en faisant comme tout le monde qu’on ne devient personne. Bonne année !
bonne année 2013

17 réflexions sur “Voeux et projets : bonne année 2013”

  1. Bravo pour les accomplissements de 2012, et surtout pour les 30 bornes de vélo quotidienne… C’est bluffant, moi aussi je vais au boulot en vélo mais c’est moins loin, et en plus il fait beau presque tous les jours.

    Vivement l’article qui explique comment récupérer son énergie, parce que chez moi ça manque.
    J’ai pris des vacances à Noël : deux semaines sans connexion Internet, pas à faire la cuisine, tranquille en rase campagne. A la fin des vacances, une évidence : en 2013 je finis ma thèse ! Et après, avec cet argent habilement épargné ces dernières années, je me casse faire de l’alpi !
    Bref j’étais gonflée à bloc après les vacances, et là c’est un peu le vide maintenant qu’il faut passer à l’acte ;-)

    1. Merci pour ton commentaire ! Le vélo, c’est bien, mais au bout de 3 ans, ça fatigue… Vivement le déménagement pour diviser ça par 2… Puis l’année sabbatique, pour peut-être (je l’espère) ne jamais reprendre ! ;)

      Je suis content de lire que tu as fait la même expérience que moi : break, et hop, des évidences de vie. La fin de thèse, je connais bien cette problématique ! Une chose que je puis te dire, en tout cas de ce que je ressens (chacun le vit différemment) : finis-la, sinon tu trainera toute ta vie un sentiment d’inachevé dont tu ne seras pas fier. Et évite aussi le perfectionnisme : tout le monde voudrait faire de sa thèse l’œuvre la plus aboutie de l’histoire humaine, quitte à y passer 40 ans. Je te suggères dans ce cas une petite relecture de mon article sur la procrastination par perfectionnisme… ;)

      Enfin, le coup de l’énergie, ça m’a fait la même chose. Mais je pense à présent que c’est parce que quelque part, le plan n’est pas encore assez évident à ton esprit. Lorsque tu seras capable de te dresser la liste d’action, quasiment semaine par semaine (je suis sur le point de le faire, mais plutôt mois par mois…), tu pourras je pense te remettre plus sereinement la tête dans le guidon. Mais cette fois, ce sera TON guidon. Pour une durée définie.

      Ah, j’oubliais : tu as raison, il n’y a rien de plus inspirant que la montagne ! ;)

      Bises et bon courage à toi
      Matt a posté dernièrement Nouvelle section « Des vies pas comme les autres » : interview d’Alban, ou les changements de vie expliqués à tous

      1. Merci pour tes encouragements !

        Cette histoire de perfectionnisme, je la connais bien. J’avais mis plein de trucs très ambitieux dans ma thèse et finalement ces derniers temps je me suis calmée… Je pense que c’est une bonne chose d’essayer de taper haut, mais une mauvaise de viser toujours l’impossible !

        Bon maintenant, il me manque quelques coups de pieds au c…
        A+

  2. En voilà un article qui sent bon l’authenticité ! Je suis bien content d’en apprendre plus sur toi à travers ces lignes. Bon je ne ferai pas de commentaire sur ta façon de voir le développement personnel lol
    Mais au final je crois que tu as très bien résumé ce que ce recentrage de ton blog peut nous apporter : « savoir, comprendre et surtout être créatif(ve) et original(e) »

    J’ai hâte de voir ce que cela va donner.

    Merci pour ta franchise coutumière !

    1. Alex, mon ami, ravi de te voir ! Je te dois toujours une réponse à ton mail… Justement sur le sujet de cet article ! Comme tu le comprends, ma réflexion n’était à l’époque pas mûre. A présent, je vais pouvoir reprendre l’interaction là où nous l’avions laissée. ;)

      Ah, je savais bien que je risquais de froisser les quelques (rares) personnes valables dans le développement personnel, voir de me faire jeter des pierres sur devperso.org, mais soyons franc : 98% de ce que j’ai pu lire était soit gnangnan à en chialer (majorité des cas), soit l’émanation romantique d’un idéal d’adolescent de 15 ans n’ayant rien vécu, soit, au pire, un galimatias de pensée magique dans lequel on t’indique comment te faire magnétiser en fonction de ton signe du zodiac afin d’entrer en résonance avec l’Univers pour lui demander de mettre sur ton chemin la richesse matérielle. Et ça, tant sur les blogs que sur les rayons de la FNAC ou dans les rencontres réelles.

      N’étant jamais de toute façon rentré dans le moule, ma requalification me paraît à présent vraiment évidente. Je suis un chroniqueur, un peu acide, qui peut s’attaquer à « la vie » comme à la science ou à d’autres domaines, et je suis un créatif. Na.

      Quant à la phrase que tu relèves, « savoir, comprendre et surtout être créatif(ve) et original(e) », je suis heureux que tu la remarque : avec « c’est en faisant comme tout le monde qu’on ne devient personne », ce sont les deux leitmotiv qui me sont venu le plus naturellement (enfin, la première, en cherchant, la seconde, tout seule) pour redéfinir vraiment ce que je faisais. Je pense êter prêt à changer (de nouveau…) mon slogan ! :)

      Pour savoir vers quoi je veux aller… Tu auras la primeur de la réflexion par mail ! :)

      Merci pour ton commentaire (honnêtement, je suis tout surpris de voir déjà deux personnes ayant lu en entier un article de plus de 3500 mots, soit 10 articles d’un blog moyen, concernant ma petite personne). ;)
      Matt a posté dernièrement La grenouille parabollique

  3. Salut,

    Amuse toi bien!

    C’est mon vœu pour toi, ainsi que pour 100% des clients/patients qui viennent chez moi pour arrêter de se pourrir la vie bien comme il faut, ainsi que tu as si remarquablement su le faire toi-même ;-)

    Je n’ai pas tout lu, car ton article était visiblement plus pour toi-même et pour t’aider à te recentrer que pour les autres… et encore moins donc pour moi…

    1. Coucou,

      Merci pour ton commentaire. Oui, cet article était en partie pour moi, comme je le dis en intro. Mais j’ai pris soin de recentrer ma démarche dans un contexte général, d’où les questions qui l’émaillent afin de susciter une interaction avec des personnes qui seraient dans la même situation que moi. :)

      Les prochains reprendront le ton des chroniques habituelles ! :)
      Matt a posté dernièrement Secrets de blogueur : rencontre avec Antonin Léonard

  4. Hello Matt,

    Mes quelques commentaires réflexion que j’ai pu me faire lors de la lecture de ton article :)

    « Voici combien de cents j’ai gagné ce mois-ci sur mon blog grâce à Adsense, admirez-moi et dites-moi que je suis votre modèle et votre dieu. J’ai plutôt une tendance générale au respect de mon lectorat. »

    Effectivement pour une personne qui gagne 10 € par mois et qui nous fait le bilan de son blog avec ses 2000 visiteurs / mois ça n’a pas beaucoup d’intérêt. Mais quand je lis un bilan « à la Pat Flynn » alors je trouve ça extrêmement intéressant, très inspirant et motivant.

    De plus, sur mon blog j’avais fait une petite « étude de cas » sur la mise en place d’un site et j’ai eu pas mal de retours de lecteurs qui 1 – avaient aimé voir le processus et tous les chiffres liés 2 – me demandent des nouvelles sur l’évolution de ce site (vu que je ne fais plus le bilan mensuel).

    Bref tout ça pour dire que faire des bilans sur son activité n’est pas forcement manquer de respect et que ça peut intéresser du monde (moi y compris). D’ailleurs j’ai beaucoup apprécié cet article :)

    Je te rejoins sur le fait qu’il faut toujours réfléchir en fonction de la valeur de son temps. Pour moi La première question à se poser est « Combien est-ce que je [veux|dois] travailler ? » et en fonction de ça « Combien je dois gagner par heure pour atteindre le revenu que je me suis fixé ? ». Si votre travail vous rapporte moins que le revenu minimal alors il faut réfléchir pour faire autrement … mais je n’ai pas dit de tout plaquer du jour au lendemain, faut bien continuer à manger.

    Enfin, j’ai fait comme toi le ménage dans mon agenda / carnet d’adresse … en cette nouvelle année j’ai décidé de m’entourer de nouvelles personnes et pour être tout à fait honnête j’avais pensé à toi (après nos quelques échanges par mail) mais j’étais persuadé que tu étais en province … pourquoi ? Je n’en sais rien … du coup je lis que tu es sur Paris … étant moi-même pas très loin … si ça te dis on pourrait se faire un petit repas un jour. Ça serait avec grand plaisir … tu as mon mail ;-)

    Pour finir, très bonne année à toi et bonne réussite dans tout ce que tu entreprendras ! Le programme du blog s’annonce très riche donc tu peux être sur que je ferais parti des lecteurs fidèles.

    Xavier
    Xavier a posté dernièrement Market Samurai : Cibler les bons mots-clés (le PBR enfin expliqué)

    1. Hello Xavier !

      Oui, il y a eu une difficile pénible, sur 2011-2012, où il sortait un blog par semaine – ou par jour… – de débutants s’étant mis en tête d’enseigner aux autres, deux jours après qu’ils aient eux-mêmes effectué leur première installation WordPress, comment devenir milliardaire en bloguant. Ils passaient leur temps à pondre des articles sur les 1,23€ gagnés ce mois. Certains poussaient l’humour jusqu’à nous détailler qu’ils en avaient placé le quart sur un LDD à 1,75%, réinvesti la moitié dans un design de gravatar à 0,61 € pour développer leur blog, et avaient bien vécu avec le reste en s’offrant une frite chez Mac Do.

      Pat Flynn, c’est Pat Flynn. L’exception qui confirme la règle. D’abord, il est amerloque. Contrairement à ce que croit la « nouvelle vague full US du blogging », ici, on ne se fait pas encenser comme un dieu lorsqu’on tente d’expliquer au gens qu’on gagne sa vie sans se fatiguer (surtout lorsque c’est faux… Mais même). Ensuite, il a vraiment des choses à dire, et un vrai putain de bilan. Enfin, c’est son thème, donc admettons. Mais ce n’est pas le thème de tout le monde : lorsqu’un site ne traite pas de ça, je ne vois pas pourquoi tenter un étalage que personne ne demande. D’ailleurs, la logique si on en parle est effectivement d’avoir D’AUTRES sites, avec un vrai business, et d’en faire le bilan sur un blog dédié au web business – ce que tu as fait, au final. Sinon, le serpent se mord la queue…

      Merci pour ton encouragement concernant cet article ! ;) Oui, la valeur de son temps, de sa personne, c’est essentiel : tant de gens (moi parfois) confondent par moment le but et le moyen !

      Je suis tout à fait partant pour qu’on se capte, bien évidemment. Je t’envoie mon numéro de téléphone par email, ce sera encore le plus simple. On pourra s’échanger de vive voix nos roadmaps respectives (attention, la mienne est costaud) devant un verre de Saint Joseph 2009 et une planche de fromages. ;)

      Ah, j’oubliais : je compte sur toi pour participer à l’ebook collaboratif que je viens de lancer ! :p
      Matt a posté dernièrement Tous ensembles pour ne pas être comme tout le monde

  5. Définir ces objectifs sur le papier est une très bonne manière de coché ou de voir ses objectifs tout au long de l’année.
    Cette méthode marche pour moi depuis 2011 durant mes années scolaires, j’inscrivais 10 objectifs avec précision que je m’efforcais de réussir au maximum pendant l’année, résultat 8 objectifs réalisés sur 10 dont 2 mis de côté car on réalise par la suite que son importance est moindre.
    Phillipe a posté dernièrement Réduire les frais bancaires

    1. Oui, comme tu le dis, l’important est d’être dans la démarche. Le plan lui-même peut être – est en général – soumis à des ajustement en cours de trajet. L’essentiel, c’est d’avoir un plan et de démarrer. Pugnacité ne signifie pas nécessairement rigidité…

      Bravo pour ces huit objectifs par an,c’est une belle preuve de ténacité !
      Matt a posté dernièrement Tous ensembles pour ne pas être comme tout le monde

  6. Bonne année à vous aussi ! Je constate que vous avez eu une année plutôt chargée et je comprends votre invitation à faire un bilan sur sa vie afin de se recentrer. Vos conseils sont pertinents dans l’ensemble et ont surtout le mérite d’être faciles à appliquer. En ce qui me concerne, votre conseil « valoriser vraiment correctement ce qui est le plus important » est devenu ma règle de vie. Il me reste cependant un point reste à éclaircir : pourquoi vouloir faire de la recherche en astrophysique ?
    mariah a posté dernièrement Vente Riad rénové

    1. Merci pour vos vœux, Mariah. :)
      Se poser, définir ses objectifs, trier pour ne garder que le plus important, et comme je l’écrivais en réponse à un autre commentaire, éviter de confondre le but et le moyen, il faut pratiquer ça au moins une fois par an ! ;)

      En ce qui concerne la recherche en astrophysique : j’ai un doctorat dans ce domaine, à la suite de quoi une mauvaise maîtrise de ma vie (un manque de force de caractère à une époque extrêmement difficile, que je vais mettre sur le compte de la jeunesse) m’a « empêché » (c’est une manière de parler : la vie ballotte tout le monde, c’était à moi de trouver le moyen de faire ce que je voulais) de continuer dans cette voie. A l’heure actuelle, après avoir rectifié quasiment tous les domaines de ma vie dans la direction que je souhaite leur faire prendre, il me reste cette ancienne plaie toujours un peu douloureuse : ne pas être astrophysicien, la seule chose que je me sois destinée à faire « de naissance » jusqu’à ma thèse. C’est pourquoi je vais développer un plan pour avancer, à ma manière, dans cette direction semblant à présent impossible à première vue. Je ne m’avouerai pas aisément vaincu une seconde fois ! Si ce que je projette fonctionne, fantastique, sinon, j’aurai fait de mon mieux… Et je baisserai peut-être pas complètement les bras pour autant !

      Il faut transformer ses rêves en projets, puis se battre pour. Le goût d’inachevé est extrêmement désagréable, sinon.

      Bon, mince, ce fil de discussion revient vraiment à raconter ma vie, ce qui n’est pas forcément passionnant pour les lecteurs !
      Matt a posté dernièrement Tous ensembles pour ne pas être comme tout le monde

  7. Hello!
    Je commence par un « bonne année » encore d’actualité, je continue avec un « whaaa » devant ton bilan de l’année (tu en as fait des choses, encore plus que moi), et je termine par un « bonne chance pour tes projets », dans lesquels je me retrouve en partie.
    Au plaisir de te lire. :)

    1. Hello ! Merci pour tes encouragements !

      Si tu en as fait le quart de moi et que tout était utile en non éparpillé, alors tu as bien plus accompli… Je n’ai jamais réussi à prendre au premier degré le sous-titre de ton blog. ;)

      Au fait, tu ne serais pas du genre à vouloir faire une strip-contribution à mon projet d’ebook collaboratif sur l’originalité ? ;) ;) ;)

      Au plaisir d’échanger sur tes propres projets
      Matt a posté dernièrement Tous ensembles pour ne pas être comme tout le monde

      1. Je suis malheureusement un peu trop éparpillé moi même (façon puzzle comme dirait l’autre), ce qui ne m’a pas empêché de faire des choses utiles parmi d’autres plus futiles.
        Concernant le sous titre de mon blog, et mon blog en général, je crois qu’il n’y a pas grand chose à prendre au 1er degré… ;)

        Moi faisant une contribution sous forme de strip, pour un ebook sur l’originalité, ca en manque un peu, mais c’est tout à fait envisageable quand même! ;)
        J’ai lu ton article à ce sujet, hésite pas à m’envoyer plus d’info par mail, ou du contenu même non finalisé, c’est le plus rapide pour que je « ponde » un truc. Ensuite tu utilises ou pas, pas de problème.

        A+ :)

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