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Ce qui me rend unique me rend plus fort (article invité)

unique

Aujourd’hui, je reçois Pascal, dont l’histoire m’a parru intéressante. Je lui cède donc la parole pour qu’il vous la narre au sein de cet article invité.

Bonjour à tous, je suis Pascal Robby, et aujourd’hui, pour répondre à l’invitation de Matt, j’ai décidé de vous partager mon histoire personnelle, mon ADN et mon unicité.

Sujet pas évident au départ parce qu’il est difficile et je ne savais pas par où commencer. Et contrairement aux articles que j’ai l’habitude d’écrire, cet article est moins structuré et je me laisse porter par l’inspiration. C’est parti !!!

Pour comprendre ce qui rend quelqu’un d’unique, il vous faut connaître 2 paramètres pour apprécier son travail : son histoire personnelle et son ADN. Dans cet article, je pose comme postulat cette équation :

ADN = Croyances + Valeurs

 L’histoire de vie pouvant être considérer comme un catalyseur de cet ADN.

 

1) Mon histoire personnelle

        A – Le début de la génèse

 Pour beaucoup de personnes, l’histoire débute à la naissance, au premier souffle. Pour l’astrologie chinoise, elle commence au moment de la conception. Je considère que mon existence a débuté le 2 Janvier 2000.

J’ai 11 ans et je viens d’apprendre que mon père est décédé suite à un accident de voiture. Avant j’étais comme n’importe quel enfant de mon âge. A partir de cette date, les choses ont changé. Nous sommes 2 frères et je suis l’ainé ; je deviens le chef de famille, me souffle ma grand-mère quelques jours après l’enterrement.

 

J’ai grandi dans un quartier populaire ou ghetto pour les aficionados de la novlangue 2.0. Les gens qui y vivaient venaient d’horizons cosmopolites, nous avions tous en commun le français comme langue de partage, l’école comme enseignant de vie et les merdias de masse pour nous abrutir et nous séparer les uns des autres.

 

Parce que grandir dans ces quartiers, cela n’apporte pas de valeur ajoutée sur un CV et encore moins quand on souhaite se faire des amis. Quand vos amis viennent du même quartier, vous traînez avec des gens qui vous ressemblent socialement. Et pourtant les merdias font tout pour diaboliser les gens de mon quartier. Pas ceux dont on parle à la télé, mais écouter cette boîte de Pandore a des effets néfastes sur le regard des populations entre elles.

         B – Années lycée : errement et quête de soi

Quand je suis arrivé au lycée vers mes 15 ans, je suis entré dans le lycée le plus bobo de la ville ; des gens comme Jacques Chirac ou Roland Dumas y ont passé leur bac. Donc jeune garçon des quartiers difficiles se confrontant au monde bourgeois. J’ai réussi à me faire des camarades, mais pendant des mois j’ai caché à ces personnes que je venais d’un endroit difficile et que je n’avais plus de père.

J’avais honte de qui j’étais.

Mes années lycée sont les pires années que j’ai passées dans ma scolarité. Je ne connaissais pas les bons codes sociaux parce que ceux que j’avais appris dans mon quartier n’étaient pas ceux du lycée.

Une classe sociale me séparait des gens du lycée, je faisais partie des redoublants. J’étais un retardataire de la vie, beaucoup de mes semblables avaient pris le train alors que j’avais l’impression d’être toujours sur le quai. Pendant une longue période, ma vie ressemblait à un champ de mines où les incompréhensions sociales cohabitaient avec mes ruminements internes.

A 18 ans bac en poche, j’avais peu d’amis, une vie sentimentale inexistante et des doutes à la pelle. J’ai cultivé la solitude et j’ai eu peu d’activités à caractère social.

          C – Concours infirmiers : chute et développement personnel

Entrée à la fac de médecine, concours d’entrée passé 2 fois, 2 échecs. Mais je n’étais pas tellement motivé avec le recul, je me tourne vers le concours infirmier. J’effectue des stages en maison de retraite pour découvrir le métier de l’infirmier.

2009, je passe le concours, j’arrive jusqu’aux oraux et j’y vais la fleur au fusil, en plus les entretiens s’étaient bien passés. Verdict : recalé, même pas en liste d’attente. En effet avec 5/20 à l’oral, je risquais d’attendre longtemps.

Je suis dépité, dans la déprime à ce moment-là et je ne sais pas où je vais. Et il a fallu une rencontre avec une conseillère d’orientation pour qu’elle me redonne l’envie de retenter. Je trouve du travail dans une maison de retraite dans laquelle j’avais effectué un stage et j’y travaille de nuit.

Dès que j’ai repris des forces pour préparer les concours infirmiers, je me suis posé une seule question : tout mon entourage savait que j’étais motivé pour entrer en formation, mais mon message n’est pas passé devant le jury. Que faire pour que mon message soit compris de tous, y compris le jury ?

Et c’est là que je tombe dans le développement personnel. Je m’oriente d’abord vers les livres de communication notamment Comment être à l’aise à l’oral ou Savoir Improviser. Et je découvre avec ces livres la communication non verbale, le cold reading et le mentalisme. Je bouffe du développement personnel jour et nuit pour en connaître sur le bout des doigts. Mais surtout, j’expérimente ce qui fonctionne ou pas au travail, avec mes proches et en soirée. Et les résultats sont spectaculaires.

En parallèle, je fais une formation pour préparer les concours infirmiers et m’entraîner aux entretiens oraux, en testant la projection de ma voix, mes gestes et j’apprends ce qu’il ne faut pas dire devant le jury.

Je passe à nouveau les concours, j’en réussis 3 à l’écrit, donc 3 entretiens oraux à passer. Depuis des mois, je me prépare pour ce moment de vérité. Et quelques jours avant le premier oral, je lâche la pression, je pleure. Mais pour éviter les soupçons dans mon entourage, je pars marcher en forêt prétextant une excuse bidon. Et je m’isole, je doute.

Mais j’ai fait une chose : je me suis souvenu de tout ce que j’ai fait pour en arriver là, plusieurs personnes aimeraient être à ma place. Souviens-toi de tous les sacrifices que tu as fait et de toutes tes petites victoires. Et fais les choses à fond à 100% et tu n’auras pas de regrets à avoir même si tu échoues. Parce que tu ne sais pas où tu vas aller, alors fais-le à fond et tu te pourras te dire : « j’ai échoué mais j’étais à 100% de mes moyens, et je n’avais pas les connaissances que j’ai maintenant pour réussir ».

Résultats aux oraux :13, 17 et 18/20 à l’oral. Une nouvelle vie vient de commencer après plusieurs remous.

2) Mon code ADN

         A – Mes croyances dynamisantes

Si vous en êtes arrivés jusque-là, vous avez déjà repéré quelques croyances qui m’ont permis de soulever des montagnes :

  • Fais les choses à fond, à 100% et tu n’auras pas de regrets: les regrets n’existent pas quand vous faites les choses jusqu’au bout.
  • Tu dois réussir parce que t’as pas le choix, ta survie est en jeu : c’est une croyance que j’ai depuis mon adolescence, j’avais 2 choix : tomber ou me relever. J’ai choisi la 2ème option.
  • Je suis plus intelligent que tout le monde: c’est narcissique, égoïste. Je me dis régulièrement que je suis plus intelligent que tout le monde. Mais ce n’est pas seulement dans le but de me vanter, cette croyance sert à me rassurer. Je peux vous garantir qu’elle m’a aidé plusieurs fois dans les moments critiques. J’utilise encore aujourd’hui cette croyance et je n’hésite pas à dire devant mes proches : « C’est pas que je suis intelligent mais heureusement que je suis :D  »

          B – Valeurs

Les valeurs sont votre boussole interne, ce sont elles qui vous aident à prendre des décisions. Je vous présente les valeurs qui m’ont aidé à m’en sortir :

  • La persévérance: je suis tombé plusieurs fois, je vous promets que se relever a été souvent difficile. Mais j’ai recommencé plusieurs fois, j’ai échoué plusieurs fois, j’ai recommencé une fois de plus que tout le monde et j’ai gagné.
  • La foi: il fallait être fou et convaincu pour voir où j’en serais. Il n’y a qu’une seule personne qui a cru que c’était possible: c’est moi. Et je l’ai fait
  • La détermination: je suis déterminé pour aller jusqu’au bout, quoi qu’il en coûte. Je mangeais, je pensais, je dormais au concours infirmier, c’était devenu une obsession. Et ça a payé.

Vous avez maintenant une partie de mon ADN. Je vous autorise à en extraire la totalité pour que vous deveniez uniques.

3) Si je l’ai fait, vous pouvez le faire

Quand vous avez vu d’où je partais, je suis parti avec quelques brides au départ. Ça ne m’a pas empêché d’aller où je voulais. Je n’avais pas tout le savoir que j’ai maintenant, je n’avais que ma persévérance et cette putain d’envie de m’en sortir.

Même si j’ai longtemps erré pour savoir qui j’étais et qui je suis, j’ai la sensation aujourd’hui d’être plus mature et plus avancé que les gens qui m’entourent…non ce n’est pas la vérité.

J’ai toujours été plus mature que les gens de mon âge : dans mes mots, mes gestes, ma pensée et mes lectures (Sacha guitry, Pierre Desproges et l’art des points vitaux à l’âge de 15 ans). J’ai toujours été plus conscient que les personnes autour de moi, sauf que je n’avais pas les outils nécessaires pour être confiant sur cette hyper conscience.

Ce que je veux que vous reteniez, c’est que vous avez en vous le pouvoir de réaliser tout ce que vous désirez. Mais vous devez d’abord prendre conscience de qui vous avez été hier et de qui vous êtes aujourd’hui pour écrire à votre tour votre futur moi idéal.

 

Si vous voulez en savoir plus sur mon parcours et apprendre à savoir qui vous êtes, je vous invite à me rejoindre sur ma page Facebook Les cahiers noirs de la Persévérance où où je publie mes pensées et réflexions sur le développement personnel (Je me sens plus proche de Blaise Pascal, Socrate ou Diogène que de Tony Robbins et autres leaders du marché…) et le monde. C’est une sorte de journal intime ouvert. Je vous y attends.

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