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J’ai réussi alors que je ne devais pas ! (Article invité)

reussir

J’ai reçu cet article invité de la part de Madeleine Moreau, du blog Processus Croissance. Son témoignage m’a touché, je vous le livre.

Le destin de Madeleine

Je suis née en 1954 …

Je pourrais vous montrer que je suis unique parce que j’ai traversé toute une enfance dans la maltraitance : verbale, alimentaire, sociale et physique.

Dans les années 60 la maltraitance n’était pas vraiment  prise au sérieux par une armée de psychologues et d’éducateurs spécialisés.

Dans les villages ruraux, dans ces endroits reculés où circulaient peu de voitures, où les chevaux n’étaient pas remplacés par les tracteurs, où les habitants, les fermiers traquaient la magie noire au profit de la magie blanche, la maltraitance était courante.

Donc, je ne suis pas unique si je regarde mon destin au travers de ce filtre.

Cependant, je peux dire que je me sens unique.

Lorsque j’étais enfant, on me disait : « Pauvre petite, tu vas devoir souffrir pour payer les erreurs de tes parents et de tes ancêtres ».

Cette croyance était également celle de ma mère qui pensait que je devais rester dans un monde pauvre, miséreux et, surtout souffrir pour que s’éloigne la malédiction portée sur la famille.

Aujourd’hui, je me sens heureuse. Pleinement heureuse.

Ce n’est pas encore ce qui fait de moi une personne unique.

Je vois mon enfance comme un  tableau noir qui accompagne ma vie du jour de ma conception à l’aurore de mes 26 ans.

Ce tableau noir pourrait être celui de centaines, de milliers de mes contemporains.

Cependant, c’est grâce à ce tableau noir que je me sens unique.

tableau noir

Un tableau noir n’est pas forcément noir

Et là, je pèse mes mots. Tout le monde me dira : « Mais, qu’est-ce que tu racontes ? Si c’est noir, c’est noir, ça ne peut pas être blanc ou jaune ou rouge ou bleu »

Mon tableau est effectivement noir et cependant il n’est pas forcément noir.

Il n’est pas non plus anthracite, indigo ou très foncé, il est noir.

Il est traversé par des ondes, des vibrations de lumière que je peux voir, que je peux toucher, que je peux suivre.

J’y vois en relief toute la beauté que la vie peut apporter même si au premier regard c’est un vide qui s’invite à tout regard.

J’y vois toute une poésie qui s’écrit noir sur noir et qui peut s’affilier à une mélodie légère.

J’y vois toutes les promesses que l’Univers inscrit jour après jour, sans codes, sans chaînes, sans cadenas.

Je vois mon reflet, ma silhouette, ma présence.

Entre noyades et renaissances

Avez-vous déjà essayé de vous noyer ?

Moi oui.

J’avais 12 ans. Un âge critique. Un âge où tout peut basculer, où tout peut se construire.

Entrer dans l’eau de l’étang n’était pas un problème. Aller jusqu’au bout a été impossible.

De jour, cet étang peut être d’un bleu intense ou d’un noir profond. Le fond constitué de tourbe permet ce contraste. La nuit, il est comme plus noir que noir. Il est un trou noir.

Je m’avance dans l’eau, sans peurs, sans craintes. Je m’avance et … la lune vient déposer son reflet sur l’eau.

Quelque chose d’extraordinaire s’est alors produit. Ce fut, comme si de ses entrailles l’étang venait rejoindre le reflet de la lune et cherchait à entrer dans une danse lumineuse.

Je suis sortie de l’eau. Je ne pouvais pas apporter la mort dans un instant aussi magique, dans un lieu aussi extraordinaire.

Je vous partage ce moment qui est un secret de ma vie. Je ne l’ai partagé qu’à quelques personnes jusqu’à aujourd’hui. Je vous le partage car il est l’illustration de ce qui me fait dire que je me sens unique.

Revenir sur cette unicité que je ressens et aussi loin que je me souvienne me montre toutes les ressources que j’ai utilisé pour construire ma vie.

J’ai cette capacité de voir les choses autrement que ce qu’elles sont. Cette capacité d’écouter dans le silence le dialogue entre la mort et la vie.

Je ne parle pas du monde des ténèbres, de l’au-delà, du royaume des morts ou du paradis, de la vie sur terre, des vivants.

Je vous parle de ce qui semble être sans vie, inerte, immobile. Je vous parle de ce qui semble n’être que colère, rage, désespoir, destruction, violence.

Je vous parle de ce qui apparaît être vivant, dynamique. Je vous parle de ce qui semble être amour, tendresse, don, lumière, construction.

Les deux se conjuguent. Les deux avancent main dans la main à notre rencontre pour nous aider à nous joindre à leur réalité existante en chaque être humain.

Entre noyades et renaissances, n’est-ce pas dans cette dynamique que se construit l’être humain, que se construit l’Univers ?

Tout autour de nous et en nous est constitué de ce qui est mort, de ce qui va germer, de ce qui grandit, se déploie.

En chaque être humain il y a un étang noir et le reflet de la lune. En chaque être humain il y a cette danse qui peut surgir des entrailles pour illuminer tout l’environnement.

C’est la spécificité de mon engagement professionnel

Je ne suis pas médecin, psychiatre, chercheuse, enseignante …

Je n’ai pas fait de hautes études, je n’ai même pas terminé normalement ma scolarité obligatoire …

Je n’ai pas l’élan d’une carriériste ou la nonchalance d’une rentière …

Et pourtant

Je me sens être « l’âme » d’un médecin qui cherche à comprendre la souffrance, à déceler ce qui rend malade et à offrir la médicamentation adéquate pour guérir.

Je me sens être « l’âme » d’un psychiatre qui cherche à dénouer les nœuds psychiques, à détecter le fonctionnement de l’être humain, à mettre des mots sur les maux.

Je me sens être « l’âme » d’un chercheur qui prend le temps de s’arrêter devant la complexité pour apporter une réponse là où tout semble dire qu’il n’y en a pas.

Je me sens être « l’âme » d’une enseignante qui aime transmettre une passion, qui aime ouvrir les portes vers un savoir qui apporte un sens.

Je n’ai pas fait de hautes études et cependant j’ai été l’élève de la plus grande université qui puisse exister : LA VIE. Mes professeurs sont : dame Nature, dame Sociale, dame Spirituelle, monsieur Réel, monsieur Rêve, monsieur Environnement …

Je ne cherche pas à faire carrière à tout prix, à être reconnue dans les grandes sphères. Je ne cherche pas non plus à rester dans mon petit monde et à me conforter sur mes idées. Je cherche simplement à donner, à transmettre ce qui, en moi, est signe de vie.

Mes professeurs m’ont appris …

Dame Nature est sans aucun doute une prof qui ne vieillit pas et qui garde ses élèves aussi longtemps que ceux-ci veulent bien rester dans sa classe.

Ses cours sont passionnants, jamais figés, jamais ennuyeux.

Avec elle, je ne cesse d’apprendre, de découvrir, d’expérimenter.

Lorsqu’elle me conduit dans le monde des arbres, elle me permet de mieux comprendre pourquoi certains êtres humains s’épanouissent et pourquoi certains ne parviennent pas à se déployer.

Elle me montre que chaque arbre doit pouvoir s’enraciner et, selon l’espèce, pouvoir planter très loin ses racines pour trouver ce qui va le nourrir. Elle me montre que différentes essences peuvent cohabiter et construire une harmonie entre elles. Elle me montre ce qui se produit si l’espace est trop petit, s’il est étouffé par de plus grands. Elle me montre comment le profit, l’appât du gain peut conduire à détruire des forêts entières.

Je vous parle juste des arbres, je pourrais également prendre d’autres éléments comme l’eau, le vent, le feu, la pierre, etc. …

Tout ce qu’elle me montre peut s’appliquer à la réalité de la vie de l’homme, de la femme.

Dame Sociale est un peu spéciale. Il faut dire qu’elle est régulièrement critiquée pour ses idées politiques, pour sa vision humanitaire.

Ses cours, ses devoirs ne sont pas simples. Entre ce qui est son point de vue sociologique, développement, coutumes, croyances et le point de vue d’autres écoles, je m’y perds un peu.

Il faut dire qu’elle ne cesse de me bousculer pour m’aider à comprendre le sens des frontières, des murs, des bulles construites ou détruites pour le bonheur du pouvoir qui cherche à prendre sa place.

Dame Spirituelle reste un mystère. Elle s’inscrit dans le mouvement du christianisme et cependant elle n’est pas religieuse.

Je l’ai rencontrée justement dans ce mouvement du christianisme … disons plutôt qu’elle est venue me rencontrer là où j’étais.

Avec beaucoup de patience elle m’a suivit dans mes idéaux, mes perceptions, mes croyances sans chercher à me convaincre qu’il pouvait y avoir d’autres vérités.

Parce qu’elle représente un mystère, j’ai eu envie de mieux la connaître, de mieux la comprendre et peu à peu mes idéaux, mes perceptions, mes croyances ont été moins rigides, plus souples, plus ouvertes sur d’autres mouvements.

Avec elle, je n’ai aucune difficulté à aborder le sens d’autres mouvements, que ceux-ci soient musulmans, juifs, bouddhistes ou autres.

Avec elle j’apprends à décrypter ce qu’est la spiritualité et pas seulement la religiosité.

Monsieur Réel est un grand professeur. Avec lui, impossible de s’installer dans ce qui n’est plus ou de partir dans ce qui n’est pas encore.

Ses cours sont déroutants. Il me fait rester dans le présent. Il me demande de rester dans le présent et me questionne sans cesse : « c’est quoi le réel, en ce moment ? »

Avec une difficulté de taille, dire ce qu’est ce réel du moment en prenant en compte le passé, ce qui n’est plus, et, parfois, en prenant en compte ce qui pourrait être la réalité de demain si je concrétisais mes aspirations, mes projets.

Monsieur Rêve … qu’est-ce que je l’aime ce prof. Pourtant, à certains moments, je pourrais le surnommer : Monsieur Cauchemar !

Il porte bien son nom. Avec lui, j’apprends l’importance du rêve éveillé. J’apprends comment faire confiance en mon intuition, en mes idées, en mes envies.

Ses cours, ça a l’air de rien, ressemblent à tout ce qui peut être vécu dans  une cours de récréation Ses élèves peuvent laisser libre cours à leur imagination, à leur créativité.

Par moment, c’est un « foutoir » pas possible. Alors, il invite à remettre les choses à leur place, à redonner la véritable place au rêve réaliste.

Monsieur Environnement est l’un des derniers professeurs rencontré.

Il est celui qui permet de relier tout ce que j’apprends pour en faire quelque chose.

En effet, je ne savais pas trop quoi faire de tout ce que j’apprenais. Il m’a aidé à percevoir que je pouvais en faire quelque chose dans le domaine du développement personnel, dans le coaching de vie.

Il m’a fait connaître un monde que je n’aurais jamais osé franchir, celui de la psychopédagogie.

Un monde dans lequel je peux vivre mon unicité, ma spécificité.

Vous pouvez découvrir quelques facettes de mon unicité ici : http://www.processuscroissance-blog.com   Si vous me rendez visite, ne repartez pas sans avoir téléchargé mon cadeau de bienvenue, vous découvrirez d’autres facettes qui me permettent de vous montrer pourquoi je me sens unique.

Je peux dire que sans Monsieur Environnement, je ne serais sans doute jamais arrivée là où j’en suis aujourd’hui.

Ce que mes professeurs de l’université de LA VIE m’ont appris :

  • Dans la vie, rien n’est figé. Tout est en mouvement, tout peut changer.
  • Ce n’est pas parce que le tableau semble noir qu’il est forcément noir.
  • La vie est composée de milliards de facettes et une vie ne sera jamais suffisante pour toutes les percevoir.
  • Toutes les vérités qu’on nous présente ne sont jamais des vérités à 100%, je vous en dis plus ici : http://www.processuscroissance-blog.com/article-nos-100-de-verites-sont-parfois-trompeuses-99143423.html
  • L’être humain a des ressources extraordinaires et il peut déplacer des montagnes plus hautes que les sommets que nous connaissons.
  • Chaque être humain est une richesse.
  • Il ne faut jamais mettre une étiquette définitive mais chercher à percevoir de quoi est composé le tissu d’un individu.
  • Les croyances, les idées, les préjugés sont des frontières qui interdisent l’accès à la liberté, au bien-être, à l’épanouissement.
  • Nous faisons partie d’un tout et nous essayons de vivre dans ce qui ne représente même pas 1% de ce tout.

Il y a encore beaucoup de choses que j’ai appris, que je continue d’apprendre.

Mon blog, les formations que je propose (à découvrir ici : http://www.processuscroissance.com ) me permettent de redonner ce que je reçois, ce que j’ai reçu, ce qui constitue ma foi en l’homme, en l’être humain.

Un souhait pour terminer

Je vous ai partagé ce qui me permet de dire que je me sens unique. Si vous désirez continuer ce partage, me rencontrer, réagir, n’hésitez pas. Je serais très heureuse de faire votre connaissance et de marcher à vos côtés sur le chemin de votre vie.

 

 A propos de moi 

Je m’appelle Madeleine MOREAU. J’ai bientôt 63 ans et je suis heureuse. Mon chemin de vie est un peu chaotique et cependant très riche. J’aime la vie, j’aime sa complexité. J’aime découvrir, explorer, comprendre les différentes facettes de l’être humain et m’en approcher par le biais de la psychologie humaniste.

Toute cette passion, j’essaie de la transmettre sur mon blog. Vous pouvez y découvrir jusqu’à 3 articles par semaine. Je me sens unique et j’ai eu plaisir à vous partager ce qui me fait dire cela.

 

2 commentaires

  1. Bonjour Mat
    Lire mon témoignage sur ton site, c’est, me regarder en ressentant une réelle fierté de qui je suis aujourd’hui.
    Maintenant, je ne puis que souhaiter aux personnes qui seront en résonance avec mon histoire de croire en leurs rêves, en leurs capacités … car, n’est-ce pas ce que cherchons à transmettre ?
    Merci de m’avoir invitée.
    Bonne suite à toi.
    Madeleine

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