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L’axe du bonheur est une ligne brisée

Notre histoire démarre dans la rue. Une rue.  Quelconque. Un simple trottoir dont le goudron tient lieu de vaste et protéiforme domicile à Raphaël. C’est çà peu près la seule chose qu’il lui reste, d’ailleurs. Une parcelle de goudron, fluctuante, dont les limites floues varient au gré des courants de sa vie.

Par rapport à certains, il avait beaucoup. Une importante (elle n’est jamais parfaite) sécurité de sa personne ; la possibilité de dîner à la soupe populaire ; celle de s’exprimer sans, grosso modo, en supporter de grave conséquence ; celle de se faire abriter par le SAMU social lorsque la température descendait dix degrés au dessous de zéro ; celle de s’informer, en cherchant bien, de rester propre, de se soigner, plus ou moins bien, en dispensaires, mais de se soigner tout de même, peut-être même de voter, s’il en avait absolument cherché la possibilité de bureau en bureau entre les services d’aide sociale et ceux de la mairie ; et enfin, de s’instruire et de, potentiellement, sortir de sa condition. Bien plus que n’en pourraient rêver les gamins squelettiques du sahel, que la publicité lui montrait à l’envie sur les affiches en « quatre par trois » ; bien plus que le mendiant approximatif risquant au moyen-âge le supplice de la roue pour un vol de pomme ; bien plus que n’importe quel intouchable en Inde (celui-ci n’ayant aucune perspective de sortir de sa condition, trouvât-il tout l’argent du monde sous son talon gauche).

Par rapport à d’autres, par contre, il avait peu. Son problème principal, à ce niveau-là, était que ces autres étaient ceux qu’il avait sous le nez. Les passants.  Ceux qui sortaient des restaurants le soir en se dirigeant vers des berlines de luxe. Ceux qui passaient sans le voir en tapant d’improbables messages via le Short Message Service sur leur iPhone de dernière génération ; ceux qui, à l’approche de Noël, marchaient accompagnés d’une jeune et jolie fille de la moitié de leur âge sans qu’elle ait l’air d’être leur descendante, en traînant un écran plasma estampillé « home cinéma ». La vie de ceux-là lui semblait être un camouflet absolu à son existence, un soufflet à sa potentialité d’être humain, une bonne grosse baffe qu’il prenait en pleine tronche. Et toujours devant lui, ces affiches vantant le bonheur de partir en vacances dans des paradis tropicaux.

Le bilan de son existence était relativement clair. Le dénuement ; la faim ; le froid ; la vie en guenille, celle qui doit faire un choix entre l’honneur et la demande d’aumône ; l’absence de vie sociale et de reconnaissance ; d’argent, bien évidemment ; de vie sexuelle, n’en parlons pas. Bref, selon les standards occidentaux du XXième siècle, dans lesquels il avait – ce qui était quelque part regrettable – été élevé, il était malheureux.

Malheureux mais non résigné. Ni idiot, d’ailleurs. Ce siècle, qui avait fait son malheur dans des conditions objectivement plus heureuses que celles de milliers de générations d’homo sapiens l’ayant précédé, et même de milliards de ses contemporains lui étant géographiquement distants, avait paradoxalement le pouvoir de le sortir de sa condition.

Car le siècle de Raphaël est celui de l’information. Cette dernière n’est rien sans le but, mais celui-ci, Raphaël le possède, sans l’ombre d’un doute. Il veut « s’en sortir », « être heureux », coûte que coûte. C’est un écorché vif revanchard, volontaire, implacable. Il ne sait plus bien de quelle manière les méandres de la vie l’ont amené là où il en est, mais il s’en cogne version première classe. Ce qu’il sait, c’est là où il veut arriver. Loin de son malheur, dans le froid, sans argent, sans logement, habillé de guenilles, sans femme, sans vie sociale.

Et comme tu le sais sans doute, ami lecteur, la volonté farouche, celle qui ne connaît ni obstacle, ni impossibilité, ni refus, a le pouvoir – en échange d’une énergie de vivre titanesque – de déplacer les montagnes. Retrouvons-donc notre ami Raphaël cinq ans plus tard. D’hasardeuses formations de mairie en heureuses rencontres, de difficiles travaux au noir à l’entrepreneuriat sauvage, de livres ardus en bars branchés, voici notre homme bien loin de ce qui fit naguère son quotidien.

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Les années se suivent mais ne se ressemblent pas

L’audace a du génie, et celle de notre héros a payé. Il vit dans un loft parisien de cent mètres carrés ayant vue sur la tour Eiffel, touche dix mille euros par mois, son carnet d’adresse mondain compte des centaines d’entrées, il a conquis environ trois cents femmes (il tient sur ce sujet une comptabilité encore plus précise que celle concernant ses placements financiers) parmi les plus désirables (et a minima parmi les plus désirées par son cercle social) ; il fait des aller-retour tous les mois entre Paris et les paradis tropicaux tant vantés par la publicité ; sa table est toujours recouvertes de mets succulents et de grands crus classés – ce qu’il supporte le moins est l’impression de manque – et la température de son logis est toujours tropicale (ce dont ses plantations intérieures d’orchidées de toutes sortes se réjouissent), la sensation de froid le ramenant par trop aux heures les plus sombres de son existences.

Raphaël a à présent tout pour lui. Et pourtant… Et pourtant, quelque chose l’appelle au fond de lui. Une impression floue, incertaine, mais en même temps implacable : un manque. De quoi pouvait-il donc bien manquer ? Il possédait tout ce qu’il avait toujours désiré, en abondance qui plus est. Il avait dédié sa vie à la recherche du bonheur, celui qu’il voyait briller au fond des yeux de certaines personnes, parfois haut placé dans la société, parfois modeste. Il avait tout acquis, il possédait tous les signes de ce putain de bonheur qu’il lui était interdit dans une position aussi avantageuse que la sienne de ne pas ressentir. Et pourtant, non. Que dalle. Un mieux-être par rapport à sa situation initiale, certes. Mais de « bonheur », point.

Il en venait à questionner la définition de cette notion à la con, voire même la réalité de cette dernière. Chaque fois qu’une libation un peu appuyée l’amenait à prendre du recul sur sa vie, il en arrivait à la même conclusion. Qui produisait les mêmes effets. Il se lançait alors avec encore plus de ferveur, si c’était possible, dans la conquête de l’argent – qu’il obtenait. Il possédait toujours plus de femmes. Il déménageait pour une surface plus importante. Il mangeait des mets de plus en plus riches – et commençait à prendre du poids. Il agrandissait son réseau social, organisait des fêtes toujours plus grandes chez lui, volait de cercle en cercle tant que son temps le lui permettait. Et, immanquablement, ajoutait un degré à la température moyenne de son appartement à chaque nouvel emménagement, tant la notion de chaleur était pour lui intimement liée à celle de réussite sociale et de bonheur.

Notre homme transpirait. Il s’agitait, à n’en point douter. Mais il ne résolvait pas pour autant son problème. C’est alors qu’il se tourna vers le Dieu du XXIème siècle, celui qui l’avait aidé à sortir de son indigence initiale, qui l’a aidé à entreprendre, à appendre la bourse, à trouver des femmes, à voyager. Google, le maître du réseau global.

Et Google parla. Par écrit, certes, mais enfin, disons qu’il s’exprima. Il lui indiqua la direction. Raphaël avait l’habitude qu’Il n’indiquât que la direction, mais savait que Sa science était virtuellement infinie. Il l’adressa à une obscure société du nom d’ACDC Mentorat. Selon Lui, c’était là que résidaient les gens qui pourraient l’aider. Qui fût dit (ou écrit) fût fait.

Le mentor tue

ACDC Mentorat, quel étrange nom, se disait Raphaël devant ce vieillard Cacochyme(1) qui semblait être le véhicule de l’ange protecteur désigné par Le Grand Moteur.

– Tu as donc un problème avec ta vie ? Lui demanda l’homme.

« Waouh ! se dit Raphaël. Perspicace, le vieux salaud. D’un simple coup d’œil, il a lu dans les tréfonds de mon âme que je n’ai pas pris rendez-vous pour écouler un trop-plein de liquidités formant un bourrelet disgracieux dans ma poche mais pour régler un problème. Nous voilà bien. »

– Il semblerait bien, répondit-il.

– C’est fâcheux.

– Pas pour vous, puisqu’il m’amène à vous payer.

– Allons, pas de hargne, jeune homme. Expliquez-moi ce qui cloche.

– C’est simple. Il y a quelques années, je n’avais rien. J’avais faim, je dormais dehors dans le froid, j’étais seul, pauvre, rien n’allait.

–  Cela aussi est fâcheux. Mais vous me semblez bien nourri et bien habillé, à présent.

– En effet, assura Raphaël d’un ton trahissant une estime de lui conséquente, cette vie-là fait partie de mon passé. Par la force de ma volonté, j’ai tout conquis : argent, statut social, femmes, je possède tout. Je vis en luxueux appartement, me déplace en voiture de sport, ne me nourris que de mets fins et de bon vin, ne m’habille qu’en costumes de grands couturier. Je ne pars en vacances que loin, dans des palaces.

– Voici qui est parfait, lui répondit l’ancêtre d’un ton calme.Méfiez-vous des vieux qui savent tout

– Non. Que croyez-vous que je sois venu foutre ici ?

– Cette vie ne correspond pas à ce que vous désiriez précédemment ?

–  Si, en tous points.

– Alors ?

– Alors, je ne suis pas heureux. Entendons-nous bien : je ne suis pas malheureux. J’ai tout. Mais je ne suis pas heureux.

 

Raphaël inspira fortement, du soupir de celui qui doit communiquer quelque chose à quelqu’un qui ne comprendra pas, quels que soient les mots choisis. Puis il reprit.

– Je ressens un vide, mais ce vide – contrairement à celui d’il y a quelques années – ne correspond à aucun désir particulier. Comment combler un manque qui n’appelle rien ?

 

Le mentor demeurait relativement impassible, ne laissant accroché à sa face qu’un très léger sourire, bienveillant, à peine esquissé. Il ne semblait pas saisir l’acuité du problème.

– Avez-vous tenté de faire quelque chose pour être plus heureux ?

– Non, je suis venu vous voir directement, j’adore les pèlerinages. Bien-sûr que ça fait un bout de temps que je tente de résoudre le problème, que croyez-vous !?

– Qu’avez-vous donc fait, jeune homme ?

– Ce qui m’a réussi jusqu’ici. Je suis devenu plus riche et j’ai acheté plus, j’ai eu plus d’amis, plus de femmes, j’ai plus mangé, plus bu, vécu dans plus de surface, plus voyagé, bref, j’ai eu plus de plaisir. Et j’ai monté le chauffage.

– Et ?

– Et j’ai pris quatre kilos et pas mal de suées.

– Ça n’a donc rien changé ?

– Non. Tout ce qui m’avait toujours rendu de plus en plus heureux jusqu’ici semble incapable de passer le palier présent. C’est incompréhensible. Aurais-je tant changé d’un coup et à mon insu que rien de ce qui a fait ma joie jusqu’ici ne puisse plus m’atteindre ?

– C’est peu probable.

– Vous, quand vous aidez quelqu’un, on se sent tout de suite mieux.

 

Le mentor, qui ne semblait pas avoir entendu cette dernière réflexion, se leva doucement et se dirigea d’un pas tranquille vers un petit tableau blanc devant lequel il se posa doctement. Sa lenteur d’exécution horripilait Raphaël. Il commençait à être agacé par l’homme de façon épidermique.

– Je pense que votre énoncé est erroné, jeune homme.

– Quoi, lorsque vous aidez quelqu’un, on se sent vraiment mieux ?

– Je ne parle pas de cela. Vous dites que tout ce que vous avez conquis à la vie vous a jusqu’à présent toujours rendu plus heureux.

– Non, ça c’est juste.

– Je ne le crois pas.

– Dites, je le sais mieux que vous, non ? D’ailleurs, qu’est-ce que ça a d’extraordinaire, d’être malheureux lorsqu’on dort dehors, qu’on crève de faim et qu’on est seul au monde ?

– Absolument rien. Justement.

 

Raphaël conçu alors le plan de faire bouffer à l’homme l’intégralité de la table qui les séparait, en commençant par les pieds, et en gardant le tableau blanc pour le dessert. Il se retint néanmoins un instant, laissant une dernière chance à son interlocuteur de s’expliquer.

– Justement quoi ?

– Vous étiez malheureux. Tous les plaisirs que vous avez cités vous ont donc rendu moins malheureux.

Les axes se dessinent

Les bras lui en tombaient. Ce type avait-il tous ses neurones en place ?

– Je lis dans vos yeux que vous ne me suivez pas.

– …

– C’est que, voyez-vous, vous commettez une erreur. Celle de confondre bonheur et absence de malheur. L’axe qui va du bonheur au malheur, contrairement à ce que vous avez supposé jusqu’ici, n’est pas continu. C’est une ligne brisée.

– Vous avez intérêt à devenir clair sous vraiment peu de temps.

 

L’homme se mit alors à dessiner le schéma suivant.

 

Axe du bonheur version Raphaël

Axe du bonheur version Raphaël

« Lorsque vous n’avez pas à manger, pas d’abri, pas d’amis… » Il s’interrompit une seconde, jeta à notre héros un regarde légèrement lubrique et complètement inattendu de sa part, puis reprit « … pas de sexe, bref, rien de tout ce qui peut composer la vie ordinaire de l’homme occidental moderne, vous êtes malheureux. Comme sur la gauche de ce dessin. »

Raphaël opina du sous-chef.

« Lorsque vous avez réglé ces problèmes, un par un, votre « bonheur ressenti », qui était loin dans les négatifs, s’est déplacé vers la droite. »

Il acquiesça de nouveau.

« Mais arrivé au niveau zéro du graphe, celui où vous n’êtes plus malheureux mais pas encore heureux, vous butez. Et c’est là que vous piétinez. »

«  A présent, vous avez éliminé tout ce qui vous rendait malheureux, et vous réalisez que votre modèle est faux. Car ne pas être malheureux n’est pas être heureux. D’ailleurs, vous avez éliminé toutes vos sources de malheur : quel moyen d’action vous resterait-il pour continuer à aller vers la droite ? »

Raphaël ne sut que répondre.

« Quelqu’un de pauvre, par exemple, n’est pas heureux. Le manque d’argent fait son malheur. Il en déduit que l’argent fera son bonheur. Pourtant, considérons quelqu’un possédant dix millions d’euros, n’ayant donc pas ce problème. Pensez-vous qu’un autre possédant cent millions d’euros soit dix fois plus heureux que le précédent ? »

Raphaël commençait à voir où le mentor voulait en venir.

« De la même manière, si celui qui a faim est malheureux, celui mangeant trois fois plus que sa faim n’est pas trois fois plus heureux que celui qui mange à sa faim ; celui ayant possédé mille femmes n’est pas cent fois plus heureux que celui n’en ayant connu que dix ; et ainsi de suite ».

« Je vous propose donc d’adopter le modèle mental suivant. »

Il dessina alors un second schéma.

Axe du bonheur selon ACDC Mentorat

Axe du bonheur selon ACDC Mentorat

« Vous voyez, à présent, entre l’axe du bonheur et celui du malheur réside une cassure, une discontinuité. Elle exprime que les forces qui vous déplacent vers la gauche et vers la droite ne sont pas de même nature selon le côté duquel on se trouve. Une fois que vous avez réglé l’ensemble des problèmes qui vous rendaient malheureux, vous êtes prêt à monter la marche vers la construction du bonheur. Avant, le terrain était instable, non constructible. Une fois au zéro, le terrain est propre, plat, prêt à être utilisé. Passer du temps à aplanir un terrain déjà droit ne mène alors plus nulle part. Il s’agit d’y bâtir. »

« C’est pourquoi ce n’est à présent plus l’argent que vous gagnez qui compte mais ce qui vous développerez avec ; plus le nombre de femmes que vous conquérez qui importe, mais la qualité de la relation que vous construirez avec celle que vous aurez choisi ; plus le nombre de vos connaissances qui joue, mais la qualité des amitiés que vous établirez au fil du temps. »

– Est à présent venu pour vous le temps de la construction, de la création.

– Que dois-je créer ?

– Ce qui aura une importance pour vous, sans exclure les autres. Ce dont vous serez fier. Ce que vous aurez dans le cœur au soir de votre vie, lorsque vous vous retournerez une dernière fois sur votre existence et que vous aurez plaisir à avoir accompli en en tirant le bilan. Vous aurez peut-être élevé vos enfants qui seront votre fierté, écrit un livre remarquable, appris à des habitants de pays pauvres à creuser des puits, monté une pièce de théâtre qui aura redonné le sourire durant une heure à des milliers de personnes, fondé un nouveau style musical ou pictural, que sais-je encore ? Mais vous aurez baissé votre chauffage.

Et Raphael reparti. Il avait versé sa dernière goutte de sueur. Du moins de sueur inutile.


(1) Oui, je sais, il faut toujours qu’un vieux je-sais-tout s’amène, comme dans les deux flots

 

11 commentaires

  1. J’aime bien ta façon de revisiter la pyramide de Maslow et honnêtement je trouve ton modèle beaucoup plus pertinent. Les 4 premiers étages de la pyramide sont mis au même niveau avec l’étage des besoins d’appartenance et affectif fondu dans le dernier étage. (analogie savoyardo-bourguignonne).
    D’ailleurs c’est marrant cette tendance humaine de surcompenser un manque passé et de mettre du temps à se rendre compte que ce qu’on cherche ce n’est pas plus, mais mieux. Toute analogie avec certaines communautés du net serait purement fortuite. :)

    • Matt dit :

      C’est vrai qu’on peut voir ça à la Maslow. Mais chez lui, il y a une sorte de continuité dans le processus à laquelle je ne souscris pas des masses.

      Et pi, chez Maslow, la séparation des niveaux 1 et 2 est assez discutable pour moi (préférer bouffer un truc en se faisant flinguer plutôt que de rester sur sa faim à l’abri des balles, il faut qu’on m’explique), et la séparation du 3 et du 4 est assez artificielle et sont difficile à isoler : n’est-ce pas en m’accomplissant (niveau 5), par exemple, que je gagne ma propre estime (niveau 4) ? Comment complète-t-on le niveau 4 tout seul sans interaction avec les autres niveaux ? Quant au cinquième niveau, il semble chez Maslow marginal et monobloc. Je préfère le rediviser et surtout lui redonner la place qui est la sienne dans notre monde occidental du XXIème siècle : on peut occuper plus des trois quart de sa vie.

       

      La surcompensation est un phénomène en effet extrêmement courant, que je suis censé traiter dans le troisième et dernier article d’une série consacrée au concept d’équilibre (oui, j’ai actuellement 34 articles en mode brouillon sur ce blog, brouillons généralement constitués d’un simple titre d’ailleurs, et si j’avais moins de projets, j’écrirais plus. :) )

       

      Mais tu soulignes le plus important : toute analogie avec certaines communautés du net serait purement, totalement et absolument fortuite. ;)

       

      PS : excuse ma réponse en français, mais c’est une langue que je maîtrise mieux que l’anglais que maitrise mieux que l’espagnol que je maîtrise mieux que le russe et le japonais que je maîtrise mieux que le grec dans lequel je ne sais que trinquer (phonétiquement « yamas », si mes souvenirs sont bons). :)

  2. Sandrine dit :

    Belle démonstration de tes préceptes. Ton approche structurée est didactique et plaisante. Cela nous amène bien plus loin que  l’historiette ;)
    Alors ce serait donc cela le secret du bonheur, construire, créer, accomplir ?
    Est-ce la vision de Raphaël ou du « vieillard Cacochyme » ?
    Raphaël aurait pu aussi simplement se lever et courir devant lui. Il aurait d’abord rencontré Forrest et aurait ainsi pu combler sa solitude jusqu’à découvrir d’autres contrées où l’on peut se réchauffer sous les rayons de l’astre solaire. Il aurait vécu de sa pêche avec sa femme, ses enfants et son chien, sans se poser plus de questions… M’enfin… jusqu’à ce qu’un touriste américain lui explique la notion de productivité… Mais je suis sure que tu connais l’histoire…
    Donc quoi qu’il arrive, l’entreprise « ACDC mentorat » à encore de beaux jours devant elle  ;)

    • Matt dit :

      Merci Sandrine !

      Je ne sais pas si c’est le secret du bonheur, mais c’est en tout cas ma recette personnelle. Sans Garantie Du Gouvernement, comme les brevets. :)

      Forest a son autre vision du bonheur. Mais qui peut réellement affirmer qu’il n’a rien accompli ?

      Toujours est-il que je constate avec délectation que tu as les mêmes références que moi, y compris par rapport au touriste professant la productivité… Je n’en attendais pas moins de toi. :)

      Merci pour tes encouragements à ACDC mentorat, je lui transmettrai sans faute ! :)

  3. zenie dit :

    Bonjour Matt, merci pour cet article. Tu dis des choses que j’ai mis du temps à comprendre mais aujourd’hui est un nouveau jour pour moi. Le ménage commence à se faire dans ma tête et ça fait un bien fou !

    zenie 

  4. Belle démonstration du précepte défendu dans cet article. J’ai bien aimé. C’était drôle, captivant, intéressant et tout. J’avais l’impression que c’était moi qui étais sur scène hahaha . Les axes se sont dessiné mdr c’était comme une révélation . Et ouais, c’est vraiment ça. On cherche mieux pour être vraiment heureux. Pas plus. C’était vraiment géniale cet article. Merci bien pour cet article et j’espère en lire d’autres aussi bien fait. A très bientôt.

    • Matt dit :

      Merci beaucoup, je suis assez fier de ce concept assez personnel, du moins dans l’angle d’explication (en soi, j’ai bien conscience d’être très loin d’être le premier à exprimer qu’un homme n’est pas plus heureux parce qu’il court après son quinzième milliard et sa 8233409eme conquête…) :)

      À bientôt

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