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Chansons du grenier 1 : Doucement

Coup de pied au cul

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Rêveur

Bonjour à vous, fidèles lecteurs. J’ai – l’avez-vous remarqué ? – peu publié ces derniers temps (NdA : oui, ceci est une litote), mais ne croyez pas que je vous aie oublié. Non non non. Ah non alors. Très sérieusement, écrire ou faire des vidéos pour ACDC, lire vos commentaires et y répondre, j’adore ça. Je vais donc m’y recoller avec joie et délectation. Pas plus tard qu’à compter de dorénavant et ce jusque désormais inclus. Sachez que j’ai une ou deux vidéos sur mon disque dur qu’il ne me reste qu’à légèrement éditer avant de vous les poster (une qui doit avoir un mois, et l’autre plutôt un an ou deux…), et que dès que je serai entre deux semestres d’études, je vais en tourner quelques unes, certaines pour alimenter les Chroniques Acides, les autres afin d’enfin nourrir la rubrique Science avec Conscience.

Loin de vous avoir délaissés, donc, il se trouve j’ai été pas mal occupé depuis deux ans. J’ai arrêté de travailler, repris la recherche en astrophysique de manière sérieuse (je fais même mes premiers pas en intelligence artificielle dans le même élan), changé de pays, entrepris des études professionnelles en musique… A ce dernier sujet, et pour mettre fin à cette trop longue introduction, parfaitement inhabituelle dans la série des Rendez-vous Conte, c’est bien de musique, sept fois n’est pas coutume, que je vais vous parler durant sept billets de cette catégorie. J’ai en effet retrouvé un vieux cahier sur lequel, approximativement vers 2003 (alors que je n’étais qu’un jeune benêt de 30 ans, sans le moindre rapport avec le vieil ahuri de 43 ans que je suis devenu et qui vous parle actuellement), j’avais écrit le texte de sept chansons, principalement dans les transports en commun. Je ne suis pas absolument certain de l’intérêt de vous faire profiter de mes vers d’alors, mais bon, tant que je n’enregistre pas les chansons correspondantes, ça me fait au moins un endroit où stocker électroniquement ces paroles avant que la matière ne flétrisse… Ce billet et les six suivants vous retranscriront donc la chose, et – ne l’ayant de toute manière jamais fait – je promets de ne pas modérer les commentaires négatifs ! J’ai plus ou moins encore en tête (je ne sais par quel miracle) les musiques correspondantes que j’avais imaginées à l’époque, mais par souci de facilité, je commence par vous communiquer les textes. Je risque d’avoir un peu honte en tapant ces vieilleries, mais bon, on est entre amis…

Voici donc le premier (sachant que je ne les écris pas par ordre chronologique, mais que de toute façon j’ai dû tout écrire dans la même semaine, peu ou prou).

[Edit après publication de la quatrième chanson : après réflexion, il n’est pas évident que j’aie l’envie de toutes les publier, donc oubliez l’évocation du nombre sept – vivivi, c’est bien un nombre – dans cette introduction.]

Doucement

Le monde bouge, se meut sans cesse
Les gens courent, virevoltent, même la nuit
La terre tourne et tout nous presse
Vie, mort, amour révolte, envie

Et je me sens, si lent, si lent
Sommes-nous vraiment de la même espèce ?
Non, je ne ressens pas leur stress
Personne ne gagne contre le temps

On m’a dit rentabilité
Les actionnaires s’ront sans pitié
Tu dois servir la société
Qui t’a nourri, élevé, formé

Mais je me sens, si lent, si lent
Sommes-nous vraiment de la même espèce ?
Non, je ne ressens pas leur stress
Personne ne gagne contre le temps

Non rien n’y fait, je vis doucement
Juste bercé au fil de l’eau
Par mes rêv’ries au gré du vent
Qui suivent les nuages, les oiseaux

Mais je me sens, si lent, si lent
Sommes-nous vraiment de la même espèce ?
Non, je ne ressens pas leur stress
Personne ne gagne contre le temps

C’est vrai, je suis si lent, si lent
Ch’rai dernier à mon enterrement

2 commentaires

  1. Cecile dit :

    Wow! Un blog revenant! Hate de te relire plus souvent.
    Où habites tu et que fais-tu?

    • Matt dit :

      Merci Cécile pour tes encouragements ! :) Un premier commentaire depuis tout ce temps, ça fait rudement plaisir. Oui, c’est un blog revenant. C’est étrange parce que j’avais envie de reprendre ACDC, mais pris par de multiples choses, ça traînait. Fin décembre et en janvier, je devrais largement avoir l’opportunité de brancher la caméra et de causer, il y a tant de choses à dire ! Bref, vous m’avez manqué.

      Serais-tu par hasard la Cécile qui a commenté si souvent dans le passé (et qui avait une tire-lire) ?

      En tout cas, pour te répondre, j’habite à présent en Angleterre, près de la frontière du Pays de Galles. Je passe deux jours par semaine à Oxford pour un BA Music (ces deux dernières années, j’étais dans une école pro de jazz et musiques actuelles, alors c’est l’occasion de poursuivre), et le reste du temps, je poursuis entre autres une collaboration avec un astrophysicien français (il va falloir qu’on publie). Ma dernière marotte est de me mettre au machine learning et d’inclure ça dans des études de groupes de galaxies. :)

      A bientôt, il n’y a pas de raison pour que je ne tape mes six autres textes de 2003 très vite. :)

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