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Votre bonheur progresse-t-il en même temps que vous ?

Progresser jusqu'au ciel

Progresser jusqu’au ciel : et si ça n’était pas réservé à Led Zepplin ?

Après avoir reçu moult participations de talentueux blogueurs dans le cadre de l’édition de La Croisée des blogs gérée ce mois-ci par vote serviteur, la moindre des choses est à présent de vous proposer l’article de l’organisateur.

Voici donc le traitement Acide Ici de la question que j’ai eu l’outrecuidance de poser à tous ceux qui ont accepté de participer à ce sympathique blog carnival :

 

 

Est-il nécessaire de progresser pour être heureux ?

 

L’homme, un condamné au progrès ?

Le progrès est le mode de l’homme. La vie générale du genre humain s’appelle le Progrès ; le pas collectif du genre humain s’appelle le Progrès.
Victor Hugo, Les Misérables, Tome V (1890)

D’après notre vieux Victor national, pas trop de question à se poser, l’humanité avance aussi certainement que la pomme tombe sur la tête de tonton Isaac – surtout sans une BD de Gotlib. Certes. Ce serait à débattre (nous ne sommes pas tous aussi humanistes que Hugo), mais admettons. Mais enfin, vous ou moi ne représentons pas (enfin, il me semble) l’ensemble de l’humanité. A titre individuel, il nous est offert, chanceux que nous sommes, la latitude de progresser tout au long de notre vie ou de rester sur place et de jouir de l’endroit.

Chronique de la progression ordinaire

Progrès

Progresser en quoi ? Boarf, ça se discute, tout est matière à la progression. Citons sporadiquement la construction de votre vie professionnelle, sentimentale, sociale ; la maîtrise de vos arts, de vos sports, de vos disciplines intellectuelles ; votre connaissance du monde, des cultures et langues étrangères ; vos connaissances scientifiques, littéraires, artistiques ; votre maîtrise de la psychologie et de la sociologie humaine ; votre développement philosophique ; la taille de votre patrimoine financier ; et plus si affinité.

Progresser pour quoi ? Cette seconde question est déjà un peu plus touffue à traiter. Je vous le fait à l’emporte-pièce : in fine, toute analyse du « pourquoi on fait les choses », après un long cheminement, finit par devoir répondre à la question « est-on (à court ou long terme, c’est encore à discuter) plus heureux en les faisant ? »

Oui, navré d’être trivial, mais peu ou prou, on doit en arriver là. Le bilan d’une vie ne saurait se résumer à « j’ai avancé parce qu’il le fallait bien ». Seul un

  • « j’ai avancé et j’en suis profondément heureux »,
  • ou un « j’ai joui de ce j’avais tel que je l’entendais sans me poser de question et j’ai eu une belle vie, je ne regrette rien »,

sont recevables devant vous-même.

Devons-nous donc progresser pour être heureux, ou n’est-ce qu’une chimère créée pour vous vendre des bouquins de développement personnel ?

Le bonheur en question

Dans notre histoire, discrètement, nous sommes en train de titiller la définition du bonheur, au final. Le bonheur. Au singulier. Car il est prié d’être le même pour tout le monde, sinon, c’est le bordel. Qu’on s’y retrouve un peu. Nom d’un chien, si un truc (avoir de l’argent, du sexe, du pouvoir, être célèbre, …) semble rendre ivre de bonheur cet abruti de Gérard Buisson que vous connaissez depuis la classe de cinquième, il n’y a pas de raison pour que ça ne vous aille pas, il n’est tout de même pas fichu différemment de tout le monde, ce crétin, et vous n’êtes pas plus stupide que cet imbécile. N’est-ce pas ?

Oui, non, bien sûr, mais bon, ne nous emballons pas. Pour commencer, nous avons déjà introduit au moins une dichotomie dans un article précédent : ce qui rendra moins malheureux celui qui souffre d’un manque n’est pas ce qui rendra heureux celui qui a comblé toutes ses brèches. Bon. Mais vous allez me dire que j’ergote : ce coup-ci, on ne parle pas de tuer le malheur mais de créer le bonheur. Ah mais.

De la discrétion de l’hypothèse implicite

Notez néanmoins, et c’est là un point central  de l’affaire, que dans votre désir de devenir heureux, vous avez supputé plusieurs hypothèses, comme ça, discrètement, sans en avoir l’air. Vous êtes parti du principe qu’on n’était pas heureux de base. Qu’un sentiment clair, perceptible et identifié d’absence de bonheur existe en chacun de nous. Ce qui nécessite une conscience de soi, une analyse (donc le temps et les moyens de la mener), et un point de repère auquel se comparer pour décider qu’on désire changer sa vie, s’échapper de sa condition, s’accomplir.

Dîtes, hé, ho, ça fait pas mal, tout ça, non ?

Pour commencer, il existe sur terre une majorité de gens dont les condition matérielles les emmène assez loin de ces considérations : misère, travail continu, conjugué à l’absence d’éducation qui ne facilite pas la prise de distance et la conscience qu’une autre vie est possible sous prétexte que ça existe autre part, et hop, le mieux que l’on puisse obtenir dans la majorité des cas, c’est un désir de réduire le malheur (bien que quelques contre-exemples notoires traînent dans le petit livret que je vous ai offert si vous êtes abonné).

Cette recherche du bonheur, par la progression ou pas, est donc circonscrite à une population de privilégiés. Dont vous et moi faisons partie, notez bien. Ca vaut donc le coup qu’on continue l’analyse, je suis d’accord.

Alors, heureux ?

Donc, les conditions matérielles étant réunies, doit-on progresser pour être heureux, nom d’un chien ? Mais je vous l’ai déjà dit ! Ça dépend si on sent qu’on est malheureux ou non. Des tas de gens ne se sentent pas malheureux (donc ne le sont pas, stricto sensu) :

  • les retardés mentaux (je parle au sens médical du terme),
  • ceux qui ont la tête dans le guidon, qui poursuivent une carrière dix-huit heures par jour, par exemple,
  • ceux qu’une vie médiocre satisfait et qui ne conçoivent aucune envie particulière si ce n’est celle d’être distraits en attendant que ça passe (auquel cas une simple télé suffit à leur offrir l’intégralité du bonheur terrestre auquel ils peuvent prétendre),
  • les contemplatifs, que ce soit de caractère, au terme d’une pratique de la méditation et de la philosophie zen, du fait de leur appartenance à un ordre monastique, etc.

ProgrèsSi l’on s’attarde deux secondes à étudier les derniers, il me paraît difficile d’arguer que notre vision du monde est plus correcte, plus profonde et plus intelligente que la leur. Je pense à ce niveau qu’il n’y a rien à faire : il est des personnes qui, pour être heureuses, auront éternellement besoin de progresser, dans leur connaissance, dans leur art, dans leur réflexion, leur sport, leur efficacité quotidienne, le développement de leur business, etc., et d’autre qui s’en passeront sans en concevoir une vie particulièrement pénible pour autant.

Un cadeau empoisonné

Mais ce n’est pas tout. Non seulement, selon que vous soyez à l’heure actuel un « progressif forcené » ou bien un contemplatif, progresser pourra vous être nécessaire ou au contraire totalement inutile à être heureux ; mais en prime, cette progression, chez ceux qui en ont besoin, n’est pas nécessairement suffisante. Car figurez-vous que la progression personnelle est un chemin sans ligne d’arrivée. Mieux que la société de consommation elle-même, qui est pourtant le nec plus ultra du domaine, nous autres, “progressistes”, savons nous créer un besoin qui par principe ne sera jamais comblé. La progression serait-elle au contraire la voie royale vers le malheur éternel ?

Une lueur d’espoir

Gardons la foi, mes amis « progressistes ». Même si la quête du progrès personnel semble en première analyse faire de nous des éternels insatisfaits, la parade existe :

  1. se rendre compte que les plus méditatifs (j’écarte volontairement les végétatifs de mon analyse pour l’instant) sont en fait engagés eux-mêmes dans un cheminement de progression intérieure, mine de rien, dont un des buts est de s’extraire du flot du temps, des regrets du passé et des inquiétudes de l’avenir pour ne jouir que du présent ;
  2. les dépouiller sauvagement de leur trouvaille en considérant que le progrès nous apporte une joie de tous les instants, non dans le but visé mais dans le chemin parcouru. Et c’est là le double effet Kiss-Cool qui nous est offert : le fait que le but, tel un horizon, recule au fur et à mesure que nous nous en approchons prolonge notre marche à l’infini et nous assure ainsi la joie de la progression toute notre vie durant.

Et vlan, en deux coups de cuillère à pot, l’affaire est pliée.

Et les végétatifs heureux tels les simples d’esprits dans les mauvaises traductions de la bible, me demanderez-vous ? Eh bien figurez-vous que les grands bonheurs de l’existence ont la profondeur de l’esprit qui les ressent (c’est beau, j’en ai la larme à l’œil ;  j’aime mes auto-citations, aujourd’hui).

Sachez que l’intense joie qui a dû inonder l’esprit d’Albert Einstein lorsqu’il a enfin, au terme de 12 ans de galères sans nom, réussi à assembler une théorie cohérente de la relativité généralisée, cette contemplation de la profonde harmonie des lois de la nature, cette imbrication de tant de pièces de puzzle récalcitrantes qui d’un coup révélait un tableau splendide, cette joie, donc, est parfaitement interdite à Robert Eugène Louis Bidochon, même lorsqu’il exulte devant un match de foot télévisé en buvant sa bière préférée et en grignotant ses chips favorite tandis que l’équipe qu’il encourage est en train de gagner.Progrès

Comme quoi, si chaque médaille à son revers, pas mal de revers ont leur médaille. (Non, moi non plus je ne comprends cette phrase de conclusion. Mais cette technique est employé dans tous les films dans lesquels on veut laisser la possibilité d’une suite explicative… ;) )

23 commentaires

  1. DidierT dit :

    Salut Matt, j’aime beaucoup le ton pétillant qui rythme ton écriture. Cela a l’avantage d’augmenter ma joie, merci.
    Pour mettre mon petit grain de sel et faire monter l’acide ici, à la place de « condamné au progrès » je parlerai plutôt de « condamné à apprendre de ses erreurs » ce qui pourraient expliquer l’interrogation  « d’être cons damnés » quand on se demande pourquoi cela ne marche pas, damned « i’m just remake ».  Merci pour ton article

  2. Valentin dit :

    Je n’ai pas encore lu l’article, mais je voudrais dire que je trouve la nouvelle présentation très désagréable visuellement et beaucoup moins claire que celle d’avant…
    Mais bon, c’est la forme, le fond est toujours aussi bon :)
     

  3. DidierT dit :

    Salut Matt,
    Je ne sais pas ce qu’il se passe, je t’ai déjà laissé une bafouille qui à l’air d’avoir cafouillé. Je recommente donc.
    J’aime beaucoup le ton pétillant que tu saupoudres tout au long de ton article avec un savant mélange de « suivez moi bien ». Cela a l’avantage d’augmenter ma joie, merci pour elle puisque j’en profite. De plus, tu contribues à mon éducation linguistique puisque j’ai du compulser le dictionnaire pour un ou deux mots, merci de contribuer à mon bonheur puisque tu me fais progresser. Je vais mettre mon grain de sel à ton petit plat, histoire de relever ici, »la-si-de -licate » intention de ton propos. A la place de « Condamné à progresser » je verrais mieux ‘condamné à apprendre de ses erreurs », cela peut amener au bonheur, si si (impératrice !). De plus, ceci peut enfin expliquer pourquoi de lamentable essai toujours à transformer, où l’on se demande, mais bon Dieu (paix est son âme) qu’est-ce que j’ai bien pu faire pour qu’à chaque fois cela rate, et que tu te vois traité par ton cerveau en colère
    de « con damné »… à recommencer.
    Je vous salue bien bas, mon cher Matt. DidierT

  4. DidierT dit :

    Je suivrai tout cela autant que mon temps me le permettra.
    Bonne route de blog.  

  5. Dudulelapendule dit :

    Concernant la présentation, j’aime bien le fond blanc, mais j’attends de voir la mise en page finale….. Pour le reste, je pense le bonheur n’est ni graduel, ni cumulatif. Donc, comme toi, je pense que le bonheur de progresser c’est  découvrir de nouvelles voies à explorer avec, chacune, leur potentiel d’instants, d’heures, de semaines magiques. Leur fréquence et leur accumulation peut amener un sentiment de plénitude, plus profond à mon sens que le bonheur qui pour moi est fugace.  
    Au fait toi aussi tu connais Gégé alias Gérard Buisson?

    • Matt dit :

      Le but du fond blanc est de faciliter la lecture. J’espère que c’est le cas… ;)

      Le sentiment de plénitude à ceci de spécifique face à la joie liée à un accomplissement particulier qu’il est selon moi atemporel. Il a l’inconvénient, lorsqu’il est seul, de ne pas offrir la vision globale qui procure une joie plus grande encore, ni le sentiment de valeur de ce qui a été gagné.

      Mais c’est très subjectif, tout ça. :)

      Oui, quel enfoiré, ce Gérard, hein ?

      Matt a posté dernièrement Les carnets d’Ulysse

  6. Je suis d’accord avec toi sur l’idée de progrès comme nécessité pour certains par contre je voudrais rebondir sur les contemplatifs.
    je pense, en effet, que les philosophe zen, les personnes qui font de la méditation, etc ne sont pas des simples contemplatifs. Ils cherchent un progrès à l’intérieur d’eux et non à l’extérieur tout simplement.
     
    Ceux qui passent leur temps devant la télé sont des contemplatifs car ils ne font aucun effort mental ou physique vers le progrès mais au contraire se laisse lobotomisé et hypnotisé par leur écran.

  7. Excellente question que cette notion de conscience ou non du bonheur.

    • Matt dit :

      Car tout est là : celui qui n’a pas conscience de ce que l’observateur extérieur appelle « malheur » est-il malheureux tant qu’il n’a pas de point de comparaison ? Parfois, oui (la douleur physique, par exemple, se passe de point de référence), parfois, je me demande.

  8. Jean dit :

    Bonjour Matt,
    Et l’amour dans tout ça ?
    Je pense que le progrès n’a rien à voir avec le bonheur. C’est comme l’argent, ça peut peut-être éventuellement y contribuer, mais il n’y a pas, selon moi, une relation directe de cause à effet.
    Il suffit de constater : le progrès en général n’a conduit qu’à une exacerbation de la société de consommation et de la création de besoins. Les médias et les informations sur tout ce qui se passe dans le monde ont tendance à nous miner le moral, ce qui n’est pas bon pour le bonheur.
    En revanche, l’amour pour moi est une composante du bonheur. Aimez et soyez aimé et vous serez heureux.

    • Matt dit :

      Bonjour Jean, et merci pour ce commentaire.

      Certes, la progression personnelle vers un but n’est pas la condition sine qua non de l’accès au bonheur. Je trouve qu’il y a un peu deux types de personnalités à ce niveau : les contemplatifs et les créateurs. Il est difficile d’embarquer la vision du bonheur de l’un à l’autre.

      L’amour est évidemment un facteur de bonheur, tout comme l’amitié, et bien des choses encore. L’argent est selon moi un facteur qui élimine un certain type de malheur, ce qui ne correspond en rien à la création de bonheur. Je vous suggère de lire mon article concernant ce sujet, L’axe du bonheur est une ligne brisée, et de me donner votre point de vue dessus.

      Enfin, il convient de ne pas confondre le progrès en général (c’est à dire les avancées – par exemple technologiques – que d’autres ont effectuées pour vous) et la progression personnelle. Je suis d’accord, le premier n’entraine pas nécessairement le second ! :)
      Matt a posté dernièrement La grenouille parabollique

  9. Olivier dit :

    Vous ne pensez pas qu’être omnibulé par la « progression » nous met simplement dans la case des « têtes dans le guidon » ?
    La fuite en avant n’est pour moi guère un critère de bonheur.
    Une conférence à ce sujet, mettant en relation le sentiment de bonheur et ce qui se passe dans nos vies :
    http://www.ted.com/talks/dan_gilbert_asks_why_are_we_happy.html

    • Matt dit :

      Bonjour Olivier,

      La question que vous posez est fondamentale, en effet. Comme je l’ai écrit, je pense qu’il y a deux manière de voir les choses à ce niveau : soit être « progressiste », si j’ose dire, soit être contemplatif. Peut-être que ceux qui font l’histoire sont du premier groupe et que ceux qui en jouissent sont du second ? Je ne saurais le dire. Mais je pense qu’à un certain point, il est difficile de faire le choix de passer d’un camp à l’autre.

      Toujours est-il que la conférence que vous joignez à votre commentaire est incroyable, tout bonnement. Elle me donnerait presque envie de reconsidérer ma position. Mais quelque chose me dit que pourtant, au fond, vivre une vie exempte de choix ne m’apporterait pas le bonheur. Ce que me dit cette vidéo, en revanche, c’est d’apprendre à faire des choix rapides et nets même si je peux bénéficier d’une période de « tergiversation ».

      Merci en tout cas de l’avoir partagé.

      Par ailleurs, je suis d’accord que l’accomplissement de soi passe par le fait de sortir la tête du guidon pour faire un point calme et avec recul plutôt que de ne pas savoir quel objectif on vise. Cela ne remet pas nécessairement en cause le concept de progression. à la fin d’une journée de randonnée, on s’arrête, on dresse le camp, on regarde la carte, on prend du bon temps et on dort. Cela ne remet pas nécessairement en cause le concept de randonnée.

      Une dernière chose : lorsque je tente de réaliser mes rêves (enfin, mes projets), je n’ai pas nécessairement une impression de fuite, mais plutôt d’accomplissement. Lorsque Mozart (non, je ne me compare pas à lui) passait une nuit à écrire la plus belles des symphonies qu’il puisse, pouvait-on dire qu’il fuyait vers l’avant ? Ce n’est pas ma position. Était-il plus heureux que quelqu’un pouvant passer la journée à regarder l’horizon sans rien faire et sa nuit à dormir du sommeil du juste ? Bonne question.
      Matt a posté dernièrement Tous ensembles pour ne pas être comme tout le monde

  10. Moutassem dit :

    Hello Matt,
    Tout d’abords je suis content d’avoir découvert ton blog (j’ai suivie le lien d’un article que tu as écrit sur le site d’Aurélien)!
    Dans cette article sur le bonheur j’ai bien résonné avec ton paragraphe sur « l’hypothèse implicite » que l’on recherche le bonheur car il ne serait pas déjà là…ce qui n’est pas forcément vrai.
    Car en effet je réalise de plus en plus que le bonheur est déjà là, présent, et qu’il ne dépend pas des circonstances extérieures de notre vie. Ton focus devient alors le bonheur des autres puisque toi tu es déjà plein de gratitude pour la vie.

    Moutassem qui écrit sur le fascinant monde de la méditation

    • Matt dit :

      Bonjour Moutassem, et bienvenue sur ce blog ! :)
      Tu as bien fait de suivre ce lien… ;)

      Oui, savoir si l’on doit « devenir » heureux ou simplement se rendre compte de son bonheur préexistant, c’est le nœud gordien de l’affaire. C’est un peu une question de philosophie personnelle qu’il est difficile d’exporter.

      Quant à faire le bonheur des autres, si je suis amplement d’accord avec le concept de base, il faut se méfier de ses applications. Des tas de gens ne te demande absolument pas de venir leur imposer ce que tu considères toi comme le bonheur… ;)

      En tout cas, bonne méditation ! :)
      Matt a posté dernièrement La grenouille parabollique

  11. Roland dit :

    Comme quoi, le bonheur est avant tout, me semble-t-il, un état d’esprit personnel (George Lucas savourant le succès de son premier Star Wars en 1977 après moult gros soucis et stress, ou Robert qui se prend une cuite mémorable avec sa bière préférée en matant un boulard de Rocco Sifredi. La sensation de plénitude satisfaisante est la même de par son intensité, bien que de nature différente).

  12. Archi dit :

    Bonjour Matt !

    Je découvre depuis hier soir votre site et cela faisait bien longtemps qu’un site/blog avait retenu autant mon attention et mon intérêt ! Merci donc pour cela !

    Je voulais réagir suite à votre dernier commentaire, car il soulève un point dans votre article (Einstein/Bidochon) que je n’ai pas bien compris ou pour lequel je ne partage peut être pas votre point de vue, tout simplement.

    Je ne suis pas sure que la progression vers une compréhension plus profonde des choses en fait jouir d’une manière elle aussi plus profonde. La notion de profondeur est, selon moi, relative à chacun, au contexte aussi, ce qui la rend évolutive. Dans cette notion de profondeur, j’y vois une notion de distance. Cette distance, est-ce que nous la déterminons nous même ? Je crois que oui. Cette distance, est-ce qu’elle nous est « imposée » par la « nature et la force des choses et des éléments » ? Je crois que oui. Dans les deux cas, selon moi, le bonheur est égal dans la satisfaction qu’il apporte et la profondeur n’a rien à y voir (du moins pas essentiellement, ni nécessairement), chacun appréciera dans le parcours et l’arrivée (même si je suis d’accord avec vous pour dire qu’il n’y a pas d’arrivée quand on est « progressiste », ou peut être « juste » une magnifique escale) les choses qui dans l’effort vers le progrès dévoile le bonheur (dépassement de soi, collaboration, conscience que les efforts paient, conscience d’avoir réussi plus facilement qu’on ne le pensait, d’avoir réussi sans effort même pourquoi pas, résolution d’un problème, reconnaissance des tiers, fin qui annonce une nouveauté, tourner une page, passer à autre chose etc…).

    J’espère avoir, sans trop de maladresse, réussi à exprimer ma réflexion sur le sujet. La rédaction d’une réflexion est un exercice bien difficile et cela faisait bien longtemps que je ne m’y étais pas frottée !

    Bonne journée !

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