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Pourquoi je me déplace en vélo

Vélo et liberté

Vélo et liberté

Je n’ai pas de voiture(1)(2). Je m’en passe aisément, ce que je préfère d’un point de vue financier, comme nous l’avons déjà évoqué, ainsi qu’écologique,(3) sportif(4) et même mental(5).

Évidemment, certains d’entre vous rentrent régulièrement, le week-end et les vacances, « chez eux ». Et pour ce faire, certains jugent essentiel de laisser une voiture assurée s’user sur un parking (qui dans certains cas ne coûte soi-disant rien puisqu’ils l’ont acheté avec leur appartement ; quand je vous dit que les gens ne savent pas compter(6)…) afin d’effectuer leur six trajets dans l’année.

Laissez-moi à ce sujet vous narrer une expérience très récente : j’avais , comme parfois, besoin d’une voiture pour 4 jours, en kilométrage illimité car j’ai fait 1 500 bornes au total. La location d’un petit machin(7) – qui m’a coûté moins de 100 € d’essences pour les 1 500 kilomètres sus-mentionnés – m’est revenue à 230 € pour les 4 jours. Ils se trouve que nous étions deux dedans, mais eussions nous été quatre, on en aurait eu pour moins de 60 € par personne pour quatre jours (oui, ça fait bien 12 € par jour et par personne, plus 6 d’essence). Bref, on était deux, ça a donc coûté le double, c’est à dire rien, ce que coûte la possession d’une voiture moyenne durant une semaine. Enfin, c’est vous qui voyez(8), on est en pays libre.

Par ailleurs, bien que parisien intramuros de naissance – et même depuis plusieurs générations – j’ai fini par trouver les transports en commun aliénant pour l’humain. Leur seul avantage en était qu’ils constituaient mon temps de lecture, bien que j’y fusse parfois debout compressé entre des individus à l’hygiène douteuse, échauffé dans un sauna roulant et tremblotant, tentant de saisir d’une main peu libre une improbable barre d’accroche dans le but de maintenir un semblant d’équilibre dans le cahotement du chemin de fer des entrailles de la terre tandis que l’autre (main, donc, suivez un peu) essayait de garder tant bien que mal l’objet de mes dites lectures approximativement dans mon champ de vision. Mais je me débrouille actuellement autrement pour lire.

Comment fais-je donc alors pour me déplacer ? Les plus futés d’entre vous, qui se seront référés au titre de cet article avant d’en attaquer l’indigeste diatribe, l’auront deviné : je roule en vélo. Tout mes déplacements dans Paris ou en proche banlieue se font soit en Vélib’(9) soit avec mon vélo personnel. Cela dépend si, une fois arrivé à destination, j’ai envie d’avoir encore un vélo (à reprendre, au même endroit, etc.) ou si je préfère l’oublier, en prendre un d’un autre lieu, me faire ramener par quelqu’un ou éviter un déluge probable en bus ou métro(10). Quant à mon trajet domicile-emploi, il se fait avec mon vélo personnel.

Vous travaillez loin ? Sans doute. Mais pour ma part, j’ai 15 kilomètres de trajet et 150 mètres de dénivelé positif tous les matins à effectuer (croyez-moi ou non, ça prend moins longtemps que mes deux lignes de métro puis mon bus). C’en serait 20 à plat, ce serait même plus facile. J’ai dans mon sac à dos de quoi me doucher et me changer(11). J’arrive au travail détendu, frais (ça, c’est la douche), ayant fait une partie de mon sport de la journée (déjà que mon cœur bat au repos à 45, je n’ose imaginer vers où ça va.) ; j’ai eu le temps d’écouter la radio, d’observer en automne les rayons orangés du soleil levant frapper les fines ciselures de Notre Dame de Paris flottant au dessus de la Seine et au printemps les jupes se raccourcir en même temps que les nuits(12) ; il m’arrive parfois même d’appuyer furtivement sur le bouton « dictaphone » du téléphone me servant de lecteur de musique pour y laisser quelques mots synthétisant une ou plusieurs idées d’article pour ce weblog, tant il est vrai que l’aération des neurones est propice à la réflexion. Je ne connais pas les grèves ni les embouteillages. Et enfin, surtout même, j’en conçois une liberté bien plus grande qu’avant ce changement de vie. Et cet état mental n’a pas de prix(13).

Je laisse les détracteurs variés me faire des commentaires sur la sécurité ou tout autre point de résistance. Ce que j’espère de vous, ce n’est pas que vous m’imitiez en tout point(14). Par exemple, en ce qui concerne les transports, les distances parcourues loin des grandes villes peuvent rendre al voiture indispensable pour travailler ; certains d’entre vous peuvent être très chargés (pas d’alcool, tout de même), aller loin ou dans des endroits toujours différents, ne peuvent arriver chez un client en short en demandant où se trouve la douche, sont âgés ou simplement blessés ou ont un état de santé limitant leurs choix. Non, ce que je désire, c’est simplement que vous cherchiez à avoir une vie moins conne(15), et donc que vous examiniez des solutions de vie en passant par d’autres chemins que ceux qui ont été tout tracés par d’autres. Envisagez tout sans barrière mentale (le vélo n’est qu’un exemple de la démarche, et la solution, valable pour moi, n’est pas nécessairement applicable pour toutes et tous. Le refus de l’atavisme s’applique aussi à mes propres recommandations…).

Pendant ce temps, je fais mienne cette citation d’un philosophe de la seconde moitié du vingtième siècle, trop tôt disparu :

A Paris, en vélo,
On dépasse les autos
En vélo, à Paris,
On dépasse les taxis.

N’oubliez pas de me raconter comment vous vivez vos temps de trajets nécessaires.


(1) J’ai eu en tout et pour tout deux fois six mois dans ma vie un tel engin diabolique.

(2) J’aime le voiture de sport tout de même, je suis un homme. J »en ai essayées sur circuit, et je m’amuse régulièrement avec un peu de karting. Mais ça qui n’a rien à voir avec un déplacement quotidien dans les bouchons…

(3) Au passage, ma ville, Paname, serait si belle avec 100 fois moins de bagnoles…

(4) Oui, « mon corps est sympa », il faut bien que je m’occupe un peu de lui…

(5) En même temps, un bon coup de stress dans une heure d’embouteillage, ça remet l’homme à sa place de vermisseau impuissant face aux implacables lois de l’Univers, ce qui est philosophiquement bon pour vous.

(6) C’est bien, continuez, je pense investir, comme le conseille Cédric de Business Attitude, dans les places de parking, donc surtout, enrichissez-moi, ça m’arrange.

(7) En tant que locataire à dose homéopathique, je n’ai aucun besoin d’affirmer mon statut social, pas plus que la taille de mon sexe, par le prix de ma berline. Mesdemoiselles, il ne vous reste qu’à gérer votre statut social, ce qui vous fait un pas d’avance sur les hommes dans l’abandon de l’automobile.

(8) Il y en a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes, ceci dit elle est très rapide.

(9) 29 € par an, pour rappel.

(10) Oui, trois fois par an, ça m’arrive. Mais pas aux heures de pointe. :-)

(11) Ceux qui pensent ne pas avoir de douche sur leur lieu de travail, jetez un œil aux Articles R4228-1 et suivant, puis renseignez-vous. J’ai appris l’existence de douches et vestiaires dans dans endroits où je n’y croyais pas. Le cas échéant, renseignez-vous bien auprès de votre délégué syndical puis faites valoir vos droits.

(12) Mesdemoiselles et mesdames, cherchez-vous une adaptation à cette distraction ; ce devrait être accessible.

(13) Mais il n’est pas cher, néanmoins.

(14) Note : lorsque vous croisez un gourou qui a une solution qui marche pour tous quelque soit votre situation personnelle, fuyez.

(15) Ce qui est le leitmotiv de ce blog, je vous le rappelle à toutes fins utiles

10 commentaires

  1. Japonaute dit :

    Salut Matt, je découvre ton weblog et j’en profite pour laisse un commentaire sur mon mode de transport :
    Je vis à Tokyo depuis plus de 2 mois où je vais dans une école de langue (apprendre à parler japonais au japon, quelle idée …) et je me déplace principalement en train/métro. Pourquoi ? malgré des tarifs un peu élevés, les chemins de fer japonais (et Tokyoïtes en particulier) sont très efficaces (un train ayant quelques minutes de retard, c’est à la limite du sacrilège !). J’ai calculer que pour rentabiliser l’achat d’un vélo, il me faudrait faire deux mois de trajets appart’ – école ; et comme je ne sais pas encore combien de temps je vais resté à l’école, ni même si je vais rester sur Tokyo …
    Voilà en ce qui me concerne, pour avoir une vie moins conne, il faudrait d’abord que je décide de mes projets au long termes … mais c’est tellement bon de se laisser vivre de temps en temps et de voir où la vie vous mène !

    • Matt dit :

      Ohaiyo gozaimasu ! Igo shimasu, mais ce n’est pas la question, et en plus à tous les coups ça ne se dit pas comme ça. En tout cas, ça fait plaisir d’être lu au Japon pour quelqu’un qui est à la maison de la culture de ce pays tous les samedi (pour le cours de go, donc.)

      Dans ton calcul, as-tu compté le prix de revente du vélo, à un prix proche de celui d’achat deux mois après si tu as acheté d’occasion ? ;)

      Trêve de plaisanteries, si le train est bien adapté à ton cas, si c’est le choix réfléchit pleinement, alors parfait ! Note-bien que la ponctualité ne suffit pas nécessairement à assurer que l’efficacité soit supérieure. Pour ma part, je mets moins de temps en vélo qu’en transports en commun même sans blocage sur les voie, du fait de la structure des changements. En plus, par rapport à un trajet bondé, je me sens tellement plus libre… Et puis, je suis sportif, mais ça, ça ne se généralise pas nécessairement.

      Par contre, cela m’interpelle, ce que tu écris sur les objectifs de vie, c’est même le centre du changement que j’ai opéré il y a deux ans (en gros, je m’en suis créé, des objectifs, et à partir de là, j’ai sauté de mon vélo dans une Ferrari en ce qui concerne mes accomplissements et la différence de vie – et de bonheur qui lui est associé – par rapport à l’époque). Je me disais qu’il fallait que je crée quelque chose sur le sujet. Alors, histoire de voir si je n’allais pas réinventer la roue, je me suis abonné à un programme de « mail coaching » il y a deux semaines, le premier d’une série, pour me faire une idée. Le premier concernait donc la définition des objectifs. 20 €. J’ai reçu en 10 jours 10 mails d’une petite page, bref, j’ai acheté à ce prix l’équivalent d’un e-book de 10 pages, sans coaching personnalisé l’accompagnant bien entendu (je veux dire, sans un petit échange de quelques mails). Le contenu : la méthode SMART, la pyramide de Maslow, que des grandes nouveautés… Bref, valeur ajouté totalement nulle, l’arnaque complète.

      Du coup, je me tâte à écrire sur le sujet.

      Enfin, je n’ai pas dit qu’il ne fallait pas avoir de petites périodes de vie pour prendre son temps sans regarder trop loin non plus ! Quel âge as-tu ?

      • Japonaute dit :

        Pour répondre à ta question, j’ai une petite trentaine et je navigue depuis quelques temps sur les blogs de développement personnel … c’est d’ailleurs ce qui m’a donné le courage de prendre un congés sabbatique d’un an pour partir au Japon.
        Concernant le fait d’écrire quelque chose sur les objectifs à se fixer, je ne peux que t’y encourager, malgré un petit bémol …
        Les sites, blogs et autres communautés liées au développement personnel fleurissent un peu partout, au point que s’en est presque devenu un phénomène de mode. Ce genre d’article (se fixer des objectifs) revient systématiquement, au point que l’on pourrait le considérer comme un passage obligé, voire une marque de fabrique (voilà comment j’étais, voilà comme je suis, vous aussi vous pouvez y arriver, voici la marche à suivre …). Bien sûr je généralise beaucoup et je me doute que tu ne voudrais pas l’écrire « pour faire comme tout le monde », mais je trouve que le sujet a déjà été bien exploré par beaucoup de monde …
        Alors pourquoi je t’encourage à l’écrire ? simplement parce que au-delà de la dimension « j’essaye d’aider les autres », il y a aussi le fait qu’écrire un article sur ce que tu as déjà accompli te force à faire un retour en arrière sur toi-même et parfois à apprendre de toi-même bien plus que ce que tu enseignes. J’imagine que je ne t’apprends rien, mais c’est vrai que le fait d’écrire simplement pour moi-même en me demandant comme j’expliquerais quelque chose m’a souvent aidé à mieux comprendre ce que je voulais expliquer.
        Alors si je peux me permettre un avis (oui, je sais c’est un peu tard vu ce que j’ai déjà écrit) : si tu en as le temps et l’envie, fais-le, juste pour toi. Puis si tu pense que le fruit de tes réflexion peut être utile à d’autres, alors je suis sûr que tu trouvera quelqu’un pour t’être reconnaissant, moi le premier, tant il est vrai que c’est un défaut dont j’ai du mal à me débarrasser.
        Pour revenir sur le sujet du vélo, j’avais omis le bénéfice à la revente … :) Mais un des autres points dont j’ai beaucoup tenu compte c’est le fait de pouvoir quitter mon logement, ma ville (voire le Japon) rapidement et simplement : juste mes bagages à faire et je repart vers de nouvelles aventures et de nouvelles opportunités. Si j’avais plus d’attaches (un boulot sérieux, une femme, …) probablement que je verrais les choses différemment …
         

        • Matt dit :

          Ah, l’année sabbatique… Mon projet jusque récemment. J’ai changé mon fusil d’épaule : au lieu de prendre mon élan pour avoir douze mois dans cinq ans, je prends le double – dix ans, donc – pour préparer ma retraite, c’est à dire pouvoir me passer d’un emploi salarié. Mais c’est la même idée. :)

           

          Le développement personnel – je classe l’enrichissement dans la thématique – est clairement à donf dans la mode. J’essaye de présenter un ton différent pour me démarquer, mais je ne me berce pas trop de douces illusions non plus. Il faudra que je sois de plus en plus original et pertinent. Car en même temps, tout le monde dit un peu les mêmes choses… Bref, se fixer des objectifs, je suis d’accord avec toi, cela n’est pas un concept révolutionnaire. Je ne pensais pas nécessairement uniquement raconter ma life comme le font les bloggueurs (je ne remets pas le concept en cause : lorsque tu rends tes objectifs publiques, tu prends carrément un engagement fort, tu te sens un peu couillon si tu n’avances pas dans la direction annoncée ; du coup, c’est efficace je pense). Plutôt tenter d’aider les gens dans la démarche, un peu comme dans la série « pour le vide », et si possible en faisant mieux que vous balancer Maslov, SMART et les trucs écrits partout – en pondant une petite partie de contenu original et en proposant du recul sur l’existant, quoi. Enfin, bref, je vais réfléchir au truc. J’ai plein d’articles sur le feu, ça fait quelques jours que je n’ai pas publié, et il faut que je crée un petit cadeau à offrir en vue de la mise en place de la newsletter. :)

           

          Je te suis complètement sur ce que tu retires de ce que tu enseignes. Si je blogue, c’est 1) parce que j’aime écrire, 2) parce que ça structure ma pensée, 3) pour avoirs des commentaires – y compris des détracteurs, afin d’échanger et d’avancer dans ma réflexion, 4) pour lier connaissance avec des gens que je n’aurais peut-être pas rencontré sinon. Et en 5, si je finissais par en générer quelques revenus qui m’aident dans le projet retraite – et donc me permettrait de consacrer plus de temps entre autres à l’écriture – ce serait le super bonus.

           

          La boutade n’en était qu’à moitié une : je pense sans mauvais esprit que sur beaucoup de choses, les gens comptent mal. J’ai abordé le sujet dans le coût de la voiture, j’ai sous le coude l’article sur la résidence principale, mais c’est assez commun. Dans ton cas, le coût à rentabiliser est [achat d’occaz – vente du vélo] à comparer aux transports. On s’en cogne dans la problématique actuelle, mais l’esprit général n’est pas anodin. ;)

           

          Quant à la mobilité immédiate, je suis d’accord, ça n’a pas de prix.

      • Luiz dit :

        Un service pbluic ? Pour quelque chose qui rele8ve tout de meame de l’acte individuel. C’est de9licat : Une petite piqfbre de rappel : Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde : je vois une foule innombrable d’hommes semblables et e9gaux qui tournent sans repos sur eux-meames pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur e2me. Chacun d’eux, retire9 e0 l’e9cart, est comme e9tranger e0 la destine9e de tous les autres : ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l’espe8ce humaine ; quant au demeurant de ses concitoyens, il est e0 cf4te9 d’eux, mais il ne les voit pas ; il les touche et ne les sent point ; il n’existe qu’en lui-meame et pour lui seul, et, s’il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu’il n’a plus de patrie.
a0a0a0a0a0a0Au-dessus de ceux-le0 s’e9le8ve un pouvoir immense et tute9laire, qui se charge seul d’assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, de9taille9, re9gulier, pre9voyant et doux. Il ressemblerait e0 la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de pre9parer les hommes e0 l’e2ge viril ; mais il ne cherche, au contraire, qu’e0 les fixer irre9vocablement dans l’enfance ; il aime que les citoyens se re9jouissent, pourvu qu’ils ne songent qu’e0 se re9jouir. Il travaille volontiers e0 leur bonheur ; mais il veut en eatre l’unique agent et le seul arbitre ; il pourvoit e0 leur se9curite9, pre9voit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, re8gle leurs successions, divise leurs he9ritages, que ne peut-il leur f4ter entie8rement le trouble de penser et la peine de vivre ?
Tocqueville, De la de9mocratie en Ame9rique, t. II, IVe partie, Chap. V.Sinon, l’e9mission des Nouveaux chemins de la connaissance, sur le sujet Qu’attendons-nous pour eatre heureux ? e9tait tout e0 fait sympathique et donne e0 penser

  2. NowMadNow dit :

    Je viens de poser mon sac à dos à Melbourne et je m’aperçois avec étonnement que c’est vraiment le paradis des cyclistes (en dehors des Pays-Bas). Il y a des bandes cyclistes partout et même des rues sans voitures :)
    C’est très fréquent que les gens sortent un samedi soir en prenant leur vélo. Idem pour aller au travail, c’est tout à fait normal ici.
    Comble du comble: il y a des associations qui réparent gratuitement les vélos cabossés.
    Quand je reviendrai sur le Vieux Continent (ce n’est pas pour tout de suite), je n’investirai pas dans une voiture, j’en suis persuadée.
     
    Bonne continuation avec ton blog,
     
    NowMadNow

    • Matt dit :

      Mince, dommage que je ne puisse y aller en vélo… ;-)
      C’est intéressant d’apprendre ça. J’irai jusqu’à dire que ce pourrait être un exemple à citer à nos pouvoirs publics, tiens.
      Merci pour tes encouragements, en tout cas. :)

  3. Jean-Marc dit :

    « il y a des associations qui réparent gratuitement les vélos cabossés. »
    « ce pourrait être un exemple à citer à nos pouvoirs publics, »
     
    Je suppose que ces assoc. vivent de subventions publiques.
    Des équivallents existent en france, dont bcp pratiques aussi l’Heureux-Cyclage (la revente de vélo d occase/mis à la déchet’ remis en état)… mais elles ne sont pas gratuites
    (il s’agit des atelier-vélos : un petit vélo dans la tête-grenoble, dynamo-nancy, bretz’selle-strasbourg, le vélo de jules-dijon,…plus d’une 30aine en france, avec un nombre qui va croissant).
     
    En effet, les pouvoirs publics, en france, ont majoritairement préférés investir dans des flottes de vélos en libres services… qui coûtent bcp bcp plus cher, pour rendre service à bcp moins de cyclistes.
     
    UN Vélib ou équivallent (en comptant le personnel + pièces + transport des vélos en camions +..) à paris ou ailleurs en france, coûte, tout compris, en général PLUS de 3 000 € par an !
    Soit, UN vélib permettrait d’offrir 100 vélos chaque année mis à la décharge par leur proprio, et totalement révisés/remis à neuf pour les pièces de sécurité (freins, pneus, chambres à air, cables,..).
    Ou, en faisant payer un prix modique pour chaque vélo, permettrait une remise en circulation d’encore plus de vélos, pour le même coût pour les municipalités (mais pour un bienfait accrus, car il y aurait bcp plus de cyclistes, donc moins de pollutions, et moins d’accidents mortels de voiture/camions, moins d embouteillages, moins d’investissements à mettre dans la chaussée et les parkings,…).

    Là, en france, les 30-40 € le vélo révisé normal sont payés par l’achat par les adhérents, en plus de leur cotisation… des prix qui pourraient baisser si les salaires et/ou loyers étaient subventionnés, sans que celà se fasse à la même hauteur qu’à Melbourne; mais des coûts qui restent, de toute façon, sans commune mesure avec le prix d’utilisation d’une voiture.

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