vide d'information

Enrichissez-vous par le vide 4 – maîtrisez l’information

vide d'information
Le trou noir absorbant l'information, ou les affres du blogueur cherchant une image illustrant le vide

A présent que vous êtes convaincu que le vide est une richesse et que vous avez démarré le processus chez vous, après un petit intermède ayant donné un exemple de quelqu’un étant devenu réellement riche en créant quelque chose plus vide que ses concurrents, je vous invite à reprendre le processus pour le pousser un peu plus loin. Sur le terrain de l’immatériel. Après vous être enrichi de vide physique, jouissez d’un vide dans le monde éthéré de l’information.

Tout d’abord, et en réponse à un commentaire du second article, occupons-nous de l’information sous forme papier. Si vous êtes du genre à garder des cours de je ne sais quand, ça va être le moment de trouver une grosse scanneuse à trieuse. A défaut d’avoir ça sur votre lieu de travail, vous pourrez vous adresser à un service pro d’archives, qui sont habitués à faire ça par paquets de 100 000 pages de documents reliés. Il peut par contre vous en coûter plusieurs centaines d’euros, en fonction du volume (prenez quelques documents aux pages numérotées, mesurez l’épaisseur, puis faites la somme de toutes les épaisseurs à évacuer. Vous arrivez vite à 10 000 pages, vous verrez). Il s’agit là d’un service high-level, ils vous donne un titre propre à chaque doc, et vous passent un logiciel de reconnaissance des caractères dessus pour que vous puissiez faire des recherches par mots-clé, bref, que l’info ait une chance de vous servir un jour. Je n’ai pas cherché, mais je pense que vous pouvez trouver des petits centres de reprographie où un service moins pro vous sera facturé plus faiblement. Ca peut ensuite valoir le coup de faire passer un logiciel de reconnaissance des caractères sur le résultat de votre numérisation.

Hop, vous voilà avec cinq cartons de papiers classés et accessibles dans votre disque dur (et la place laissée par les cinq cartons en question). Il est à présent temps de commencer à vous alléger l’esprit. Sur le principe d’enrichir votre vie de quiétude (et donc de tordre le cou à ce tourbillon dans lequel vous vous sentez emporté), de temps, et vous affranchir de l’archiviste qui au fond de votre cerveau garde trace de tout ce qui traîne et qui vous encombre, on va à présent éliminer des informations inutiles.

Prenez votre répertoire téléphonique. Éventuellement, je peux vous autoriser à faire une sauvegarde du carnet sur votre ordinateur, mais c’est parce que je suis vraiment sympa. A présent, effacez les contacts de vos anciens contacts de travail qui n’ont plus lieu d’être, de gens dont vous avez pris le numéro en soirée il y a trois ans et que vous n’appellerez jamais comme ça, des prénoms sur lesquels vous n’arrivez pas à mettre un visage, de vos ex, de ceux qui ne vous apportent rien et que vous n’avez plus envie de voir, bref, ne gardez que ce qui a un sens. Arrêtez de voir tous ces gens défiler lorsque vous cherchez un nom dans le téléphone ou que vous listez les gens que vous pourriez inviter à votre prochaine fête. Bref, simplifiez votre vie sociale au lieu de garder mentalement la trace de tout ce qui ne vous apporte rien mais qui pèse et tourbillonne. Nota : OK, l’inconvénient, c’est que si l’un des importuns venait à vous contacter, son nom ne s’afficherait pas lors de son appel. Si vous êtes dans un tel cas, prenez une habitude : si vous ne connaissez pas le numéro, laissez le répondeur faire son boulot. Pour ma part, j’ai génocidé mon carnet téléphonique il y a un mois, je ne vois pas ce qui pourrait me manquer là-dedans. D’ailleurs, je pense faire une seconde passe sous peu.

Ne vous arrêtez pas en si bon chemin. Les numéros, ce n’est rien : je vous vois d’ici avoir un carnet d’adresses mails de 800 noms. Ce qui est peu comparé à vos 2384 amis Facebook. Des gens que vous n’avez jamais vu, ceux que vous avez oublié, ceux à qui vous avez acheté une table de chevet d’occasion il y a 7 ans, les amis de connaissances des contacts de la personne qui organisait des sorties bar sympa vers la fin de votre lycée… Vous me voyez venir, là, j’espère, non ?

Continuons à nous alléger du poids du passé, et prémunissons-nous de toute possibilité d’accès de nostalgie déprimante. Triez les photos de votre passé (réelles ou numériques). Ce n’est pas parce que ça prend peu de place dans l’espace que ça ne vous squatte pas le cœur. Faisons simple : tout ce qui n’est pas associé à quelque chose de franchement positif doit sauter. L’époque révolue regrettée où gnagnagna, encore un coup les ex, etc. Je ne veux plus rien de ça. D’autant que le jour où vous aurez une baisse de moral, vous me remercierez de vous empêcher de continuer à creuser alors que vous venez de toucher le fond.

Et maintenant que vous avez clarifié le passé, faites-en autant pour le présent (votre futur passé, quoi.) Un exemple pragmatique pour vous collimater et ne pas être pris dans le tourbillon : établissez des filtres fort vis-à-vis des informations qui vous arrivent. Pour ma part, je surfe trop. Mais il existe un outil ultime pour continuer à lire des infos, des blogs, …  tout en contrôlant le phénomène : l’agrégateur de flux. Sélectionner ce qu’il vous intéresse de suivre (il sera plus facile d’en restreindre le nombre à froid), inscrivez-vous à leurs flux RSS (de l’info internationale à la finance, des blogs aux sorties de films, tous vos sites 2.0 favoris ont leur flux RSS), classez-ça proprement et sauf exception, limitez votre accès à l’information à une consultation le matin des nouveautés.

Sur votre lancée, dépassez allègrement l’auteur de ce blog dans votre processus d’affûtage et limitez votre consultation de mails (deux fois par jour, ce serait honnête), puis mettez en place les moments où vous êtes accessibles par téléphone et ceux où votre portable aura pour rôle de réceptionner les message vocaux.

A propos des mails, pour ma part j’apprécie grandement la segmentation : une boîte aux lettre pour les sujets légers, une pour le blog et les investissements, une pour le privé privé… Ça aussi, ça clarifie la vision. Mon prochain chantier sur le sujet : traiter toutes les missives publicitaires régulières dont je peux me désinscrire et qui m’encombre l’œil et l’esprit tous les jours, en y ajoutant en prime des tentations d’achats compulsifs.

Structurez votre vie par le vide pour prendre de vraies décisions éclairées, au schéma simplifié donc compris, pour vous mettre sur une voie enrichissant votre vie perso – ou financière, ou artistique, … – en faisant des choix cruciaux au lieu de brasser du vent.

9 réflexions sur “Enrichissez-vous par le vide 4 – maîtrisez l’information”

  1. Trés bons conseils. Le tout est de prendre le temps de le faire. Personnellement, je me pose la question: depuis quand cet objet est-il rangé ici sans que j’en ai eu l’utilité? Quel événement pourrait m’amener à le ressortir et quelle probabilité y-a-t-il que cela se produise? Si aucun lien affectif n’accroche l’objet à son placard, on élimine: vente poubelle ou don.
    Pour les photos, ne garder que le positif est dangereux, en effet ce qui est positif aujourd’hui le sera-t-il demain encore? Avec le recul du temps notre vie ne sera-t-elle pas autant marquée par le négatif que le positif? Et le négatif d’aujourd’hui passé au filtre de la nostalgie et envisagé avec le recul du temps ne prendra-t-il pas une valeur certaine? La question que je me poserais c’est: « La vue de cette photo déclenche-t-elle une émotion? »
     

    1. En ce qui concerne le temps, je suis d’accord, ce n’est pas faile. Le truc, c’est de se convaincre que c’est un investissement dont le retour sera intéressant. En simplifiant sa vie, on gagne beaucoup de temps à long terme. Il existe même des gens qui estiment qu’à notre époque, « l’intelligence utile » de quelqu’un ne se mesure pas à ce qu’il a dans la tête mais au temps qu’il met à retrouver une information qu’il a lui-même classée…

       

      En ce qui concerne le positif et le négatif, le problème n’est en effet pas simple. Il n’est pas évident qu’on avance efficacement en gardant ce qui est lié à des émotions négatives, je trouve. Après, certaines émotions ne sont pas aussi aisées à catégoriser. Le cas typique des objets ayants appartenu à une personne chère et décédée en est la preuve. Pour autant, collectionner les photos de tes ex n’est pas nécessairement un bon moteur. Bref, il peut être intéressant de trancher dans les cas simple. Au delà, je pense qu’il faut mener une réflexion approfondie. Si l’envie te vient de faire un article de qualité sur le sujet, je l’hébergerai avec plaisir ! ;)

  2. Ce qu’on a vécu est ce qui nous a construit. Les images et les souvenirs des amours passés en font partie. Les enterrer, c’est un peu renier son histoire. Renier ses choix. Par contre, je suis d’accord avec toi que pendant la phase post-séparation, il faut se protèger…
    Attendre ou construire le détachement, non pas de l’être perdu, mais de sa douleur.

  3. Le résultat de ce qui t’a construit, c’est toi. Les expériences – et les leçons que tu en as tiré, surtout – sont dans ta tête et dans ton cœur. Les photos douloureuses que tu conserves t’aident-elle à être « le meilleur toi-même » ?

  4. Ping : Les relations humaines sont comme des ronds dans l'eau : des cercles concentriques qui s'affaiblissent... - Acide IciAcide Ici

  5. Ping : Cette preuve que l’on dit sociale

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ici, seuls les humains commentent, pas les robots ! Merci de répondre à cette simple question : *

CommentLuv badge