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Les arcanes de l’indépendance financière 4 et fin – s’entourer

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Bon, récapitulons. Vous avez accepté le concept d’argent, vous savez pourquoi vous voulez l’obtenir, et on a déblayé les axes d’actions pour aller vers ce but. Pour clore cette série de principes généraux, avant de passer à des articles plus ciblés sur chaque action que j’entreprends ou examine, ou de vous proposer des blogueurs connaissant bien d’autres domaines, finissons sur le dernier point de la démarche générale à tenir. Je passe la parole à quelqu’un qui s’y connait mieux que moi. John, c’est parti.

L’art de la réussite consiste à savoir s’entourer des meilleurs.

John Fitzgerald Kennedy

Oui, si vous cherchez à être moins con, ce qui est notre credo ici, allez donc chercher les compétences là où elles se trouvent ! Cela va dépendre de ce que vous entreprenez, mais il me semble que la base à avoir est la suivante :

  • Un banquier. Sans rire. Vous voulez faire les coups du siècle dans l’immobilier sans avoir un banquier efficace, qui vous propose des taux intéressants, qui pousse votre dossier à la hiérarchie et surtout qui vous suive, et vite avec ça ? C’est une blague. Lorsque vous identifiez une méga opportunité, ce n’est plus le moment de faire le tour des courtiers avec vos dossiers sous le bras. Il vous faut l’accord de principe de votre banquier avant cela, pour être sûr de pouvoir faire une proposition certifiée par la banque en moins de deux semaines.
  • Un contact immobilier. Les coups géniaux tombés tout seul du PAP sont moins faciles à chopper, sans rire. Je ne dis surtout pas qu’il ne faut pas se bouger, rester en veille, se balader dans les coins que l’on vise et se renseigner, en parallèle (les concierges siègent à la droite de Dieu, c’est connu). Mais tout de même, il sera mieux placé que vous, surtout s’il connaît exactement vos besoin (à ce stade, plus besoin de vous préciser à quel point vous devez savoir ce que vous voulez pour avoir une chance de l’obtenir).
  • Un conseiller financier. Oui, on est tous là pour apprendre à gérer un portefeuille d’actions, d’obligations, pour trouver des bon plans sur des produits financiers structurés funky. Mais apprendre à juger correctement ces plans ne vous empêche pas de vous les faire rabattre par un professionnel qui en voit tomber toutes les heures sur son écran. Surtout lorsque ce professionnel ne vous coûte rien (commissionné comme un rapporteur d’affaire, par exemple).
  • Un fiscaliste (il se peut que ce rôle soit déjà joué par un des deux précédents acteurs – c’est mon cas – mais en cas de doute, cherchez si un fiscaliste ne serait pas plus pointu que vos autres interlocuteurs).

Dans un second temps, surtout en ce qui concerne l’entrepreneuriat, il peut être utile d’avoir recours ponctuellement à un avocat compétent (attention aux économies qui coûtent cher, identifiez quelqu’un de bon ; un proche a payé une consultation d’un avocat de droit du travail international avant de refuser un contrat d’embauche étranger, je peux vous dire que les 300 € de la consultation ont été très bien investis !) et à un comptable.

D’une manière générale, dans votre business, hormis les employés que vous aurez un jour, je pense qu’il est intéressant de trouver des collaborateurs ponctuels de qualités et de travailler au long cour avec eux (graphiste dans le cas d’un blogueur pro, par exemple, voire codeur, etc.) Mais je m’éloigne du sujet.

Un bon partenaire est comme bon toubib : lorsque vous avez trouvé celui qui allie connaissance et art de faire, gardez-le longtemps. Il me paraît normal de mettre plus d’une an pour trouver le réseau de gens avec qui vous allez avancer, avoir déjà eu recours à leur service et valider le partenariat. Vous devez déjà connaître très bien vos sujets lorsque vous le rencontrerez : vous devez pouvoir évaluer son niveau autant que son apport à votre démarche. Et lui doit comprendre qu’il s’adresse à quelqu’un de dynamique, volontaire, informé, et non au pékin crédule de base.

Vous ne devez pas chercher le one shot mais bien un partenariat à long terme et bien leur expliquer. Si vous aviez vu la différence de comportement entre la première fois que j’ai expliqué à mon banquier que je voulais savoir s’il me suivait dans d’autres investissements, et la fois suivante où je lui ai clairement expliqué que je voulais travailler longuement avec lui, tandis que j’avais les idées claires, que je connaissais mes chiffres et mes projets… Plus rien à voir ! Je sais qu’il me suit, à présent.

Nul n’étant parfait, vous devez connaître les qualités et défauts de chacun de vos interlocuteur, pour les utiliser dans leur meilleur rôle. Si l’un d’autre eux est pépère et qu’il faut le suivre de près pour éviter les erreurs ou les retards dans les dossiers, mais qu’il vous accorde des conditions très intéressantes, gérez-le, par exemple.

D’une manière générale, soyez crédibles, montrez que vous n’attendez pas le spoon feeding en rêvant passivement à la richesse mais au contraire que vous êtes dans une démarche sérieuse. Travaillez votre relationnel. Si un bon coup se profile, vous préférez en faire profiter un fantôme mou ou quelqu’un de sympa et dynamique, vous ? Déjeuner avec votre banquier ne doit plus faire partie des fantasme dans lesquels vous projeter de richissimes héritiers !

Hint : Nous sommes en fin d’année, eh bien je peux vous dire qu’un petit geste bien choisi (pour un budget inférieur à 20 euros pour chacun) fait plaisir à un point qui vous laisserait pantois.  Je pense qu’il est plus sympathique de travailler dans ces conditions, et que « mon équipe » aura plus à coeur de me rendre service qu’à quelqu’un qui les traiterait en « employés de base », si j’ose dire.

Pensez partenariat, vous penserez gagnant-gagnant.

6 réflexions sur “Les arcanes de l’indépendance financière 4 et fin – s’entourer”

  1. Article intéressant, qui explique bien pourquoi tant de gens échouent à gagner sur le net, en ne visant que le court terme, en voulant gagner de l’argent facilement et rapidement… Je pense que tu pourrais parler des incubateurs qui permettent aux entrepreneurs d’avoir accès ç des bureaux pour pas cher, et plutôt que de bosser tout seul chez eux, ils peuvent discuter avec d’autres entrepreneurs, ce qui est bien en terme de feedback, facilite le développement d’un réseau…

    1. J’expliquais l’utilité de travailler avec une bonne équipe – et de garder des relation privilégiée avec ses membres – à mon fils de neuf ans et demi en revenant de porter une petite attention de fin d’année à mon conseiller financier. L’analogie de l’équipe de basket marche bien, à ce propos.

       

      Pour la partie incubateur d’entreprises et open spaces dédiés, que je connais indirectement (ne les ayant pas moi-même expérimenté), si tu connais mieux le sujet, je suis preneur d’un article invité… ;)

  2. Ca me fait penser à mon designer qui a voulu faire de l’informatique. Il a passé plus de 10h sur un problème qui a explosé son devis… 10h de pure perte car en me refilant la « patate chaude », le problème était résolu en 30 minutes et tout le monde était content. Et il est évident que le client préfère un truc qui marche vite et bien qu’un truc qui marche pas et qui a couté cher. Je vous assure!
     
    Et tout à fait d’accor, entre un banquier qui vous permet d’acheter votre habitation et un banquier qui vous permet d’acheter des immeubles de rapport, c’est le jour et la nuit! Avec mon associé, on est parti du principe qu’avec notre banquier, c’est à la vie, à la mort… et il nous le rend bien. Juste en bidouillant deux trois chiffres, on a gagné plus de 20.000€ sur le total tout en profitant d’un sur mesure à faire pâlir Kate Moss!

    1. Ne pas : savoir s’entourer, savoir déléguer, connaître la valeur de son temps, connaître et valoriser ses vraies forces, s’attacher à comprendre les attentes de l’autre lorsqu’il ne s’agit pas de soi… Un concentré de ce qu’il ne faut pas faire dans plein de domaines en un seul exemple, je suis fan ! ;)

  3. (qwerty) « des fantasmeS dans lesquels vous projeteZ de richissimes héritiers ! » juste parce que cela faisait tache ;)
    Ce genre de contacts oui, dans le domaine du réel, dans le domaine du virtuel, on remplace qui par quoi ? Fiscaliste > codeur, banquier > graphiste, contact immobilier > autre blogueur ?

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