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Le train de vie est un tout cohérent

Dans l’imaginaire collectif, on rencontre aisément de grandes envies qu’on aimerait tant concrétiser grâce à un « coup de pouce » de la vie (héritage soudain d’un oncle d’Amérique, gain au loto, prêt à la consommation enfin accordé…) En réaction, on croise aisément sur la toile des gens de la mouvance « frugalité », qui promeuvent les bienfaits de la nourriture avariée gratuite dans les poubelles et autres choix de vie dans le dénuement (mais avec connexion internet). Au risque de vous surprendre, je vous propose une vision un poil équilibrée vis-à-vis de ces deux extrêmes.

Il y a longtemps, je discutais de la BMW M3 avec un féru de pilotage. J’évoquais quelle voiture ce pouvait être avec je ne sais plus quel gonflement moteur. Il m’a immédiatement détourné de cette erreur : à la base, cette voiture est équilibrée ; si l’on en gonfle le moteur, il faut en modifier de manière cohérente le freinage (sinon, ça fait vite négligé, dans un arbre), la suspension, les appuis, la rigidité, … Bref, tout modifier pour aller se stabiliser vers une voiture qui serait toute autre. Voilà, c’était la fin du passage réservé aux hommes, les filles, vous pouvez revenir.

De la même manière, imaginez monsieur Martin, qui adore, disons les Porsches (mince, je suis reparti pour paumer les lectrices). Un jour, un gain imprévu (loterie, disons) lui met à disposition la valeur d’achat de son rêve, sans que son revenu ordinaire n’ait changé. Comme Monsieur Martin est la dernière des courges en matière financière, il ne va pas chercher à faire un placement intelligent pour profiter de la rente, il va chercher à dépenser l’argent en question en priorité. Il s’achète sa Porsche et pense que sa vie sera plus heureuse. Vous sentez venir la perte de cohérence ? La voiture s’assure pour deux mois de salaire de monsieur Martin ; elle consomme 30 litres aux 100 ; il est obligé de se trouver un garage très cher ; a du mal à l’utiliser dans toute situation où elle pourrait être ne serait-ce que rayée, dans les embouteillage ou même garée ; l’entretien annuel chez Porsche coûte un bras. Il se met à manger des patates et à sacrifier ses sorties et vacances pour Titine. Puis vient le jour dramatique où son pare-choc est abîmé et où il ne peut faire face aux 5000 euros supplémentaires que lui demande son changement. Il est obligé de la revendre, après quelques temps d’utilisation en mode gouffre financier. Il réalise qu’il aurait mieux fait de se payer un week-end de location d’une voiture de rêve, si tel était son bon plaisir, et de placer les reste intelligemment. Cette rentrée ponctuelle ne dimensionne pas son train de vie.

Je dois vous la refaire avec Madame Dupont qui rêve d’une grande maison dans un endroit chic, avec piscine, et qui reçoit un héritage en liquidités, histoire de récupérer les filles que j’ai paumées en début d’article ? Madame Dupont qui part s’installer dans un beau quartier avec son SMIC et qui ne peut pas y faire les courses, dont les enfants ont honte d’être les pouilleux de l’école, et qui ne peut en rien se payer l’entretien de la piscine et du jardin, pas plus que les réparations courantes de la villa ? Non, je pense que vous avez compris de vous-même.

Que votre but soit l’arrêt de travail salarié (la retraite anticipée, quoi), ou bien l’acquisition d’effets dits « de luxe » pour votre bon plaisir, tout cela n’est possible que si votre train de vie garde un équilibre global. C’est pourquoi les pauvres commencent par acheter -à crédit – les biens matériels qui leur donneront l’illusion d’être riche, alors que ces derniers ont commencé par investir intelligemment leur argent et se sont acheté les dites possessions (comptant) lorsque leurs revenus (de placement, en l’occurrence) le leur ont permis.

Puisque je suis dans les dictons depuis un article ou deux : ils ne mettent pas la charrue avant les boeufs.

26 commentaires

  1. Martin dit :

    Un article intéressant. Après le mix peut varier d’une personne à l’autre: j’ai un ami qui gagne 4000€ et qui louait jusqu’il y a peu son studi oétudiant à 300€, soit 7,5% de ses revenus. Il épargnait 50% de ses revenus (soit 2000€ par mois). De même, mon budget vacances est énorme (20-25% de mon budget) ce qui ne m’empêche pas en faisant attention d’avoir un niveau de vie correct, en tout cas pas de façon disproportionnée…
    Pour tes exemples, ca me fait penser au rêve d’un avion privé. Si j’avais de l’argent, je m’acheterai bien un avion privé. Il y en a des 35 000€. Mais le problème, c’est qu’entre entretien, carburant, le prix de l’avion, c’est quoi 10 ou 20% du coût total, bilan: à l’instar d’une Porsche, il faut faire attention avant d’investir dans des joujous… C’est bien pour cela qu’en premier lieu je chercherai a rembourser mon emprunt etudiant et acheter un studio et tendre vers l’independance financière.
     
    PS: tu as été payé pour les 2 liens vers BMW et Porsche?

    • Matt dit :

      – L’indépendance financière ne passe pas nécessairement par l’achat de sa résidence principale.

      – Les liens que tu cites sont bien évidemment des affiliations, comme vous l’aurez compris : si 10 d’entre vous commandent une Porsche en ligne à partir de là, j’en recevrai une en récompense, tu penses bien… ;) ;) ;)

  2. PEL dit :

    Je partage tout à fait ton avis sur le sujet, et les exemples que tu as donné sont malheureusement très courant pour un grand nombre de personnes. C’est pourquoi il est toujours très important de faire des achats réfléchis et d’éviter les énormes crédits dès que l’on commence à travailler pour des « joujous »..

    • Matt dit :

      Disons que même si je suis occasionnellement une cible marketing comme une autre, l’idée de n’être qu’une marionnette manipulable à souhait au gré des « besoins vitaux » que l’on m’insuffle au fil des stocks à écouler ne me sied qu’à moitié.

  3. Bertrand dit :

    Bonsoir,
    Bon, rassurez vous, je ne conseille à personne de vivre au dessus de ses moyens, mais en lisant l’article, j’ai repensé à un architecte célèbre et des plus brillants (Frank Lloyd Wright pour ne pas le citer) . Il raconte dans ses mémoires qu’il a passé sa vie endetté, et qu’il a toujours travaillé pour gagner l’argent qu’il avait déjà dépensé. Il se demandait si cette pression n’avait pas contribué à la réussite de sa carrière. A la fin de sa carrière, il a dépensé plus que raisonnablement pour construire un école ou son savoir a été transmis à plusieurs générations d’architectes. On peut se poser la question de savoir ce qui se serait passé s’il avait modèré son train de vie. Par contre, une chose est sûre, c’est qu’il ne transigeait pas avec la qualité de son travail qui devait rester cohérent avec ses principes, et ceci quel que soit le montant ou le prestige de la commande qu’on lui passait. Quelque fois vivre au dessus de ses moyens peut pousser à développer les stratégies de sa survie. Le tout est une question de prise de risque, et de maitrise de la stratégie. Mais, tout le monde n’est pas Frank Lloyd Wright me direz vous. Effectivement, mais quand il a débuté, lui-même ne savait pas ce qu’il allait devenir. Peut-être s’en est-il sorti parce qu’il était brillant, peut-être parce qu’il savait ou il voulait aller, peut-être a-t-il eu de la chance? Peut-être que le fait de se sentir toujours « en danger » a « transcendé »une énergie de survie qu’il a su canaliser dans vers ses objectifs?

    • Matt dit :

      Je vois que vous êtes beaucoup à aimer travailler. Pour ma part, je vise plus une vie faite de musique, d’écriture, de science sans contrainte, de voyages, et bien entendu, de temps passé avec ceux que j’aime, tout en fuyant au maximum les obligations.

       

      Après, tout est une question d’arbitrage…

      • Bertrand dit :

        « Aimer travailler », si l’on conçoit le mot travail comme subir sous la contrainte une activité dans le but de récolter un salaire, cela peut s’apparenter à du masochisme. Si c’est réaliser sans autres contraintes que celles que l’on se fixe une activité que l’on a choisie et qui se matérialise par l’engagement volontaire à offrir une prestation en échange d’une rémunération, cela prend un autre sens. Là ou cela se gâte, c’est lorsque la pression financière s’en mêle. Alors, dans ce cas, contrainte et envies s’emmêlent.

        • NowMadNow dit :

          Je suis assez d’accord avec la définition proposée par Bertrand… Travailler m’a apporté beaucoup de choses que je n’aurais pas apprises autrement. J’aime bien le fait de faire concrètement quelque chose. Bon, là j’ai mis entre (longues) parenthèses mes envies professionnelles, mais je ne me projette pas dans l’avenir sans profession. Et là, même avec mon sac à dos, je cherche autant que possible à faire des petits boulots, et ce, pas uniquement dans le but financier, mais bien parce que cela me permet d’avoir une autre perspective sur les lieux que je visite.
          NowMadNow

  4. Martin dit :

    Après il faut vouloir vivre dans un stress permanent. Pour des raisons de qualité de vie et de responsabilités familiales, je pense que dépenser avant de gagner n’est pas l’idéal…

  5. Manger des nouilles tous les jours à 25 ans pour rouler en M3 si on est passionné, ça peut se concevoir.
    Passé la quarantaine, ça frise la débilité profonde.

  6. Joel dit :

    « Si tu ne tends pas assez la corde, elle ne sonnera pas. Mais si tu la tends trop, elle se casse. » Little Boudha
    « Il vaut mieux adapter ses revenus à ses dépenses que ses dépenses à ses revenus » Robert T. Kiyosaki

    J’ai une petite préférence pour la méthode indiquée dans l’article. Attendre d’avoir les moyens de dépenser après m’être payé en premier (  ;p ), y aller progressivement en augmentant mes revenus.
    J’ai un ami très dépensier, incapable d’économiser le moindre centime (heureusement pour sa famille, il n’est pas encore surendetté), qui ne comprenait pas comment plus de 75% des gens qui gagnent au Lot(t)o perdent tout en quelques mois à quelques années pour se retrouver encore plus endettés qu’avant. Voilà une explication claire et efficace!

    • Matt dit :

      Comme je l’ai déjà écrit, se payer en premier, hein… D’où ton tirage de langue.

       

      Mais la version Kiyosaki est spéciale aussi, cf. ma réponse plus loin à Nico. Elle n’est guère douce, en tout cas…

  7. nounours501 dit :

    oh my god lol, tu as changé de présentation de site.
    Sinon oui tu as raison pour la porsche.

  8. Nico dit :


    Bonsoir Matt,
    Je m’échoue ce soir sur ton blog, je cherche mais je ne sais plus comment j’ai atterri ici. Après quelques minutes de lecture je reconnais que tes posts sont divertissants, pertinents et que l’on gamberge un peu sur les mêmes sujets.
    Cependant, à la lecture de celui-ci je reste dubitatif. Comment dire… j’ai l’impression que tu as rédigé cette chronique sur un coin de table en grignotant des cookies avant de partir au foot.
    Oui en effet, ce n’est pas intelligent de dépenser plus d’argent que l’on possède et chacun devrais davantage songer à épargner ou placer ses excédents de revenus au lieu de flamber … bla bla bla (ne voit pas la un manque de respect mais ces onomatopée? signifient simplement que je ne souhaite pas développer davantage).
    D’autant plus que cet argument se propage de plus en plus en ces temps d’après crise (c’est ce que certains pensent) et de diabolisation en autre du crédit.

    Tout ce que tu dis n’est pas faux bien entendu, mais ma boulangère/coiffeuse aurait pu me tenir le même discours et en te lisant je suis certain que tu es capable de mieux.
    Si je prend la peine de t’écrire c’est :
    1_ Parce que je trouve cet article un peu « light » (ce n’est qu’un point de vue d’un lecteur exigeant/chieur)
    2_ Parce que malgré cette vérité générale que tu nous exposes j’arrive quand même à ne pas être tout à fait d’accord avec toi et je rejoins en partie le point de vue de Bertrand.
    Pour faire court, je suis également très dépensier, ma philosophie est que je n’ai pas besoin d’avoir de l’argent, une Carte Bancaire me suffit.
    Concrètement, je suis systématiquement « border line » (désolé pour cet anglicisme), dès que mon salaire tombe j’enfile mes chaussures en cuir de nubuck achetées le jour même un mois auparavant pour en chercher une nouvelle paire. Je hiérarchise bien entendu mes envie mais je ne prive que rarement. En fin de mois quand mon banquier m’informe que je suis au fon du trou et qu’il faut que j’arrête de creuser je n’en tiens que peu compte et j’anticipe sur ma prochaine rentrée si l’envie est trop forte.
    J’habite en centre ville, je me déplace quasiment uniquement à pied et j’ai claqué il y a 2 ans les 10 KE de mon prêt étudiant pour m’acheter une berline Allemande qui fait s’emballer mon cœur rien qu’en l’évoquant.
    Idem pour mon appartement, plein centre, mon quartier préféré, bien au dessus de mes moyens, un taux d’endettement qui n’existe que dans tes cauchemars, des costumes qui n’apparaissent que dans tes rêves. Je m’arrête là.
    Je n’essaie pas de sous entendre que je suis quelqu’un de riche, ou qui n’a peur de rien.
    Seulement si mon mode de fonctionnement peut paraître particulier pour certaines personnes, c’est mon moteur. Pour rebondir sur ton article « Comment bien commencer toutes les journées de vôtres vie », c’est ça qui me pousse à me lever tôt tout les matins, à rentrer tard tous les soirs, à bosser comme un fou pour tenter de faire comprendre à mon boss que je mérite plus que les autres cette putain de carotte.
    Bref, ce n’est que point de vue, mais sache que je trouve ta manière de voir les choses particulièrement déprimantes, être constamment responsable, se contenter d’avoir « une petite vie » ce n’est pas forcément raisonnable.
    Mes dettes, mes perspectives de banqueroute m’angoisse parfois bien sur, mais tout cela m’excite aussi et me rend sans aucun doute plus compétitif notamment dans mon boulot.

    Et moi au moins je tourner l’économie !

    Au plaisir de te lire.

    Salutations.

    • Matt dit :

      Bonjour Nico !

      Merci pour ce long et construit commentaire. Moi qui affirmais dans un autre billet que les détracteurs faisaient le plus avancer, me voilà servi !
      Alors :

      – La simplicité d’un énoncé ne démontre pas nécessairement sa vacuité… Et la réciproque est quant à elle systématiquement fausse. Néanmoins, je te concède aisément que je n’ai pas inventé là la roue. :)

      – Je méprise toute forme d’activité footballistique au dernier stade (c’est le cas de le dire).

      – C’est assez rigolo que tu me colles un étiquette d’homme sérieux, mesuré, tout ça, mais bon, tu ne me connais pas, je te pardonne donc cet écart. ;)

      – Se mettre des contraintes financières pour se forcer à avancer est aussi prôné par Kiyosaki, par exemple, sauf que lui les place d’abord (ce qui est logique par rapport à ce qu’il prône) et ensuite cherche comment payer ses factures (note qu’on en a enfermé pour moins que ça). Après, je pense qu’on réussit aussi à donner un sens à sa vie sans ça s’inventer des obligations sans arrêt. L’esclavagisme volontaire est un choix comme un autre, le dénuement boudhique en est un autre, mais pour ma part, je préfère tendre vers une mesure, disons, de bon ton.

      – Mépriser les contraintes, je connais assez bien le thème (peut-être ai-je fait plus preuve de réticence à l’autorité et au diktat social que toi, sur l’ensemble de ma vie, d’ailleurs ; même au service militaire, ils n’avaient pas réussi à me faire entrer dans le rang). En ce qui concerne l’argent, je l’ai fait aussi, mais je ne trouve plus que ça fasse montre d’une grande profondeur de vie intérieure. Après, chacun son chemin. Néanmoins, si je veux voir les choses en grand, je préfère me demander comment réaliser mes grand projets (ce que je fais actuellement, figure-toi) que comment courir plus vite que les huissiers. Surtout avec mon fils sous le bras. La vie « petite » n’est pas toujours là où l’on croît.

      – Ce n’est pas parce que ta boulangère peut émettre une affirmation que cette dernière (l’affirmation, donc) est crétine. Ne sois pas si dur avec les pétrisseuses.

      – Loin d’être diabolique, le crédit est ce qui te permet de faire levier. Je l’utilise tant que je peux. Mais pas pour la consommation… ;-)

      – Le fond de l’article n’était pas tant de se faire l’apôtre de la radinerie (par le Saint Graal, la radinerie comme qualité ? Ttttt…) que de préciser – mais ça semble être passé à la trappe – que, je te le donne en mille : le train de vie est un tout cohérent (comme quoi, certains de mes titres présentent une certaine cohérence, eux aussi). Pas un tout qui doit nécessairement être faible et étriqué : un tout que l’on ne réalise simplement pas toujours être en intra-relation très forte. C’est ce point que je voulais mettre en avant dans ce petit billet, peut-être pas mon meilleur, c’est fort possible.

      Toujours est-il que j’apprécie grandement ton intervention et l’amitié que tu me fais de trouver un potentiel dans mes écrits.

      Au plaisir de lire tes prochains commentaires, sur des articles que je m’efforcerai de rendre moins lights… :)

      Echoue-toi plus souvent ici.

      Matt

      • Joël dit :

        Ché pas… j’hésite à répondre, mais je le fais quand même. J’espère ne pas être trop tranchant dans ma réponse, mon but n’est que de partager mon opinion et rien d’autre. Je ne te connais pas, Nico, et ne me permettrais pas de te juger ou de juger tes choix. Prends cela comme une mise en garde, un conseil ou un avis différent du tien et tu as absolument le droit de t’en foutre ou de t’arrêter en plein milieu pour ne jamais y revenir.
         
        Tu me fais penser à certains de mes collègues qui ne sont jamais heureux et jamais content. Ils leur faut toujours le dernier joujou inutile ou une cinquantième paire de chaussure. Ils pensent toujours mériter plus que les autres et sont tout prêt à se tuer à la tâche pour se prendre la carotte un peu plus profond vers la fin de l’année lors des évaluations, au moment de passer un merveilleux instant privilégié avec son supérieur qui te dit « merci pour cette super année, tu aura sûrement une grosse augmentation l’année prochaine ».
         
        Ce genre de collaborateurs, que j’admire tant ils « aiment leur travail », finissent tous comme des zombies désabusés vers les 50 ans et meurent généralement après quelques années de Proz*k quelques semaines avant leur pension. Mort que je ne souhaite à personne et certainement pas à moi. Quand aux augmentations, primes de « mérite » et autres carottes de ce genre-là, j’ai vu des collègues faire des heures sup à longueur d’année, revenant même les week-end et jours de congés pendant que je montais mon business après journée. Conclusion:
        1 – Ils gagnaient 1000€ ou 2000€ quand j’en gagnais 10.000.
        2 – Seuls quelques-uns étaient réellement récompensés pour leurs efforts
        3 – Les heures supplémentaires non payées sont devenues un standard, enfonçant des dizaines de collègues qui sont capable de faire en 7 ou 8h ce que les lèches-bottes font en 10h
         
        Je ne suis pas un moine mais je connais la valeur de l’argent. Pour moi, un écran plasma, une 3ème paire de chaussure, le portable dernier cri avec une petite pomme dessus,… Ne sont que des futilités et ne valent certainement pas l’importance que certain leur attribue. Je n’ai que faire de ces babioles inutiles et chronophages. J’ai un ami qui aime tellement ces trucs débiles qu’il a du emprunter 100€ à sa mère le moi passé pour nourrir ses enfants. PS: le salaire de son couple est le double des revenus de mon couple et je n’ai pas de problème pour finir les mois alors que je vis aussi bien qu’eux. Et mon objectif est d’offrir le meilleur des mondes à mes enfants, en commençant par leur expliquer comment utiliser l’argent et comment ils peuvent obtenir ce qu’ils veulent de leur vie.
         
        Maintenant, outre le fait qu’une bagnole n’est rien d’autre pour moi qu’un mode de déplacement rapide, poluant et dangereux pour aller d’un point A à un point B (en passant chercher mes gosses au point A’), je prends 100000X plus mon pied en achetant un immeuble de rapport, des actions, obligations,… qu’en achetant une voiture allemande. Par contre, quand je prendrais ma pension à 40 ans au même moment où la société dans laquelle tu travailles te jetteras, laissant au chômage le soin de payer tes crédits à 12%, je commencerais à m’intéresser aux bagnoles qui en valent vraiment la peine et ferais vivre l’économie à ma manière. Mes moyens me permettront alors d’acheter un bien à son juste prix, alors que tes achats seront systématiquement surévalués de par le fait que tu sois incapable d’attendre d’avoir les moyens. Il me semble que la patience et la tempérance sont des vertus, chacun ses croyances.
         
        Je termine par une phrase:
         » Mais ce n’est que mon opinion »
         
        PS: J’aime les cookies et les coins de table, mais vraiment pas le foot

        • Matt dit :

          Mon commentaire va peut-être sembler un peu « cryptic », comme disent les anglo-saxons, mais l’engagement et le désir de cohérence constituent une puissante prison. Même un gros fumeur qui commence à avoir des détresses respiratoires continuera à prêcher à qui veut l’entendre que de toute façon, il faut bien mourir de quelque chose. Se corriger en s’avouant qu’on a peut-être eu tort est une capacité extrêmement rare. (J’ai un article sous le coude à ce sujet depuis bien longtemps, tiens.)

          Plus on affirme qu’il faut dépenser (sinon la vie est pourrie), plus on va le faire, et plus on sera confronté à des problèmes réels à ce sujet, plus on va forcer le trait, car reculer ou même simplement rester au même régime serait une sorte d’aveu de tort, ce que peu de gens tolèrent. Les cercles vicieux sont en fait des spirales…

  9. Bertrand dit :

    Une petite précision sur mon commentaire précédent, je ne suis pas un fervent défenseur du consumérisme exacerbé, je suis même à l’opposé. Mais, même si cela n’est pas le mien, je pense que vivre au dessus de ses moyens peut être un moteur pour certains qui ont besoin d’être sous pression pour pouvoir avancer. A eux d’évaluer les risques qu’ils prennent.

    • Matt dit :

      Le risque, comme je me le suis farci à écrire (une sombre histoire de poissons et de bicyclettes), est un puissant moteur d’avancement dans la vie. Ce n’est pas pour ça que je m’endors tous les soirs en équilibre sur le rebord de ma fenêtre, non plus. Ce serait de la gourmandise.

  10. Martin dit :

    Un point de vue intéressant, Joël… Sans indiscrétion, quel business t’a permis de gagner 10 000€/mois? Mon objectif personnel pour l’année prochaine est le quart de ce revenu… ce qui serait déjà pas mal

    • Joel dit :

      Je t’arrête tout de suite, les 10.000€, c’est sur l’ensemble de l’année en travaillant un peu moins d’une heure par jour en moyenne (gestion, déplacement, réunions et boulot compris). Pour être plus précis et sans trop me fouler, j’ai fait 13000 en 2009 et 7000 en 2010. Par contre, 2011 me semble très prometteur et je pourrais bien arriver à 20000 d’ici la fin de l’année.
      Si ton objectif est de 2500€/mois pour l’année prochaine, je t’en félicite! J’espère arriver à 1500€ à 2000€/mois d’ici la fin de l’année en comptant mes acquisitions d’actifs+mon business (moitié actifs, moitié business)

      • Joel dit :

        De fait, en me relisant je ne me trouve pas très clair, il s’agit bien d’une prime de mérite annuelle non récurrente pour avoir passé une bonne année (et avoir fait gagner beaucoup de sousous au patron et aux actionnaires)

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