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Secrets de blogueur : rencontre avec Antonin Léonard

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Le bloging, ou l’art de la plume moderne

Allez, j’avoue, j’ai eu envie de balancer un titre un peu aguicheur. Secrets de blogueur, ça claque, non ? Digne d’un copywriteur. :) Mais ce n’était pas le titre du séminaire proposé par Antonin. Cet homme est plus sobre que cela… Bref, toujours est-il que c’était très intéressant, et c’est pourquoi je m’en vais vous en effectuer une narration légère. Après vous avoir un micropoil introduit à la communauté du SEO puis vous avoir sensibilisé à la science d’un spécialiste du SEA, vous voici à présent dans la cour des papes du bloging ! Tout d’abord, qui est donc cet Antonin Léonard et quelle légitimité diable a-t-il pour expliquer au commun des mortels comment casser la baraque avec un blog ? Eh bien cet ancien étudiant en commerce et management est un passionné de consommation collaborative. Et ses ambitions ne se limitaient pas à vivre d’un blog ou d’un site traitant du sujet : il voulait créer un vrai mouvement. Avec du poids. Le poids qui permet de changer les choses. Et il a réussi. A partir d’un blog personnel, il a établi son expertise et a construit une communauté. Ceci lui a permis de créer une marque basée sur un blog collaboratif. Il s’agit de OuiShare, blog international qu’il développe tout en gardant son blog perso et francophone consocollaborative.com. Et c’est du lourd. OuiShare est écrit à tout de même 300 paires de mains, dans 15 pays. Et lorsqu’ils organisent des événements en vrai, ça draine du beau monde et ça a 150 000 € de budget (oui, pour un seul événement international). Quelles sont les clés qui ont permis à Antonin de développer un tel mouvement, contribuer à changer (un peu) le monde, être visible dans les média généraliste, et accessoirement de vivre de sa passion ? C’est ce qu’il a effleuré dans son séminaire.

Personal branding à donf

On a abordé cette idée dans plein de contextes : il faut savoir ce que l’on va faire avant de le faire, et enchaîner correctement la construction de votre plan dans l’ordre stratégie, tactiques, techniques, et non l’inverse. En l’occurrence, l’axe de notre défenseur des ressources limitées est clairement d’établir sa compétence (soit encore son autorité) à long terme et auprès du plus grand nombre de personne possible (c’est-à-dire de développer sa popularité). Jusque là, vous devriez y retrouver vos petits. Le but d’Antonin a donc été de créer puis développer sa marque personnelle, dans le bon sens du terme, c’est à dire de se faire connaître par le plus grand nombre comme un expert passionné par son domaine. Ce qui lui a permis, un certain temps après, de pouvoir monétiser une petite partie de ses actions, et d’en vivre sans essouffler le mouvement qu’il a lancé. Quelle est la limite du personal branding ? J’avais – j’ai toujours, en fait – un article à écrire sur le sujet dans la pile de mes brouillons (vous avez remarqué la finesse avec laquelle je vous communique que je suis un homme débordé de maintes tâches essentielles), mais en première approximation, la limite en question se trouve aisément en parcourant le site Personal Branling… Je vous avoue que ces derniers temps, le fait de lire certains forums de « divas du web » m’a donné envie de poster dessus. Les clés abordées ici n’ont en tout cas pas pour but de vous emmener gagner quelques centaines d’euros en quelques mois en effectuant la promotion de liens d’affiliation et de clics Adsense…

If content is king…

Quoi qu’il se passe, publiez de la qualité. Ne me dites pas que cela vous étonne… Si vous séchez, allez interviewer les ténors de votre domaine : vous apprendrez tout en proposant des informations intéressantes à votre lectorat. Lorsque je dis lectorat, c’est au sens large. Penser multimedia est certainement un meilleur garant de votre intégration au web moderne… Et puis, n’oubliez pas la masse de ressources non disponible en français, qu’il vous suffit de traduire – après sélection, et dans le respect de l’auteur (prenez du Creative Commons ou demandez l’autorisation de traduire, et dans tous les cas citez la source) – pour pouvoir déjà apporter pas mal à votre auditoire reconnaissant. Au passage, n’oubliez pas la puissance de l’outsourcing, de nos jours : la publication polyglotte vous est accessible !

… Context is emperor

Nous venons d’en parler, les créateurs de contenus comme les spécialistes de SEO (enfin, au moins les white hats, disons…) le chantent sur tous les tons : c’est le contenu de qualité qui fera votre succès. Antonin leur répond : oui, mais pas délivré n’importe comment, n’importe quand, à n’importe qui (c’est-à-dire essentiellement à personne). A partir de votre contenu, c’est, selon lui, les efforts que vous ferez pour fédérer autour de celui-ci une communauté de personnes vous appréciant et appréciant la manière dont vous leur offrez cette pertinence qui fera la différence. Votre succès, au-delà de votre expertise, c’est la taille de la communauté que vous fédérerez qui le fera.

Apporter aux gens

« Donner avant de recevoir » est un leitmotiv clamé haut et fort aux quatre coins du web par tous les gourous de la réussite 2.0. Voici un principe que notre éco-nsommateur ne remet pas en cause. Le commerce, c’est de l’humain, et la relation de confiance, c’est primordial. Vous allez plus facilement acheter ses tomates à l’épicier qui discute tous les jours avec vous, qui vous aide à ramasser tout ce qui vient de tomber sur le trottoir et vous file un sac lorsque le vôtre vient de craquer, ou à celui qui reste de marbre, uniquement là pour vendre sa camelote et semble attendre sa pièce avant de ne vous décocher un sourire tarifé, vous ? (N’allez pas vous plaindre de cet exemple à deux balles sur le site d’Antonin, il est malheureusement de moi…)

Animer une communauté

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Au delà du bloging, pensez réseaux sociaux…

On en parlait plus haut, le talent – et le modèle de développement – de notre chantre de l’anti-gaspillage repose sur le community management, comme on dit de nos jours. Vous twittez chaque fois qu’il vous tombe une dent, votre fan page est aussi animée qu’un village de la Creuse au mois de novembre, votre page Viadéo ou LinkedIn permet à un psychiatre de diagnostiquer chez vous l’autisme sans l’ombre d’une hésitation ? Ttttt… Vous êtes mal partis… Notre homme recommande, en gros, de twitter  une à deux fois par jour tous les jours du contenu (pertinent…), de poster régulièrement sur votre Fan Page Facebook des images et autres infographies tout aussi pertinentes, et de vous adapter ainsi à chaque réseau social et à ses spécificités. Ne vous contentez pas de n’y poster que votre pub (c’est-à-dire des liens vers vos articles) ! De la même manière, la publication de vos articles (je n’ai pas dit qu’il fallait y renoncer, hein) ne doit pas être faire en automatique (c’est dommage, ils fonctionnent bien, les plugins WordPress…) mais  de manière personnalisée, à la mano, à chaque coup. L’activité de notre pape de la consommation responsable est très axée sur Twitter, n’hésitant pas à intervenir dans les conversations publiques, à poser des questions ouvertes à tout le monde ou à retwitter les interventions qui lui semblent intéressante. Pour autant, il n’en oublie pas les autres réseaux sociaux. Par exemple, votre présence dans les événements live pourra avantageusement être commentée en direct sur Storify… Comment ? Vous n’aviez pas prévu de rencontrer des gens dans la vraie vie ? Ah, mais il va falloir vous lever de votre canapé. Vous croyez que l’on tisse les meilleures relations de confiance comment, vous, avec un pokesur Facebook ?? N’oubliez pas non plus que, quelque part, et même si votre blog est déconnecté de votre activité salariée, c’est d’une certaine manière (que vous cherchiez à gagner de l’argent, à mobiliser les gens vers un but, ou les deux) une compétence d’ordre professionnelle (même si c’est un second travail, et même – surtout – s’il s’agit-là d’une passion !) que vous tentez d’imposer. Vous n’ambitionnez pas de passer pour un rigolo dans votre domaine de prédilection, tout de même, si ? Donc vous devez avoir une activité sur Viadeo ou LinkedIn. Enfin, gardez toujours une dimension humaine à vos interactions. Répondez à tous vos mails, à tous les commentaires, à tous vos messages privés, remerciez pour les retwitts, etc. On n’est pas des bêtes !

Le mail, c’est de la communauté !

Un détail à ne pas oublier non plus : le premier moyen que vous avez de garder contact avec une communauté (hormis les gens que vous rencontrez physiquement quoi qu’il se passe et ceux à qui vous téléphonez), c’est de leur écrire. La mailing liste, ce n’est pas pour faire joli, ni pour n’être dégainée que lorsque vous avez quelque chose à vendre (sinon, la tronche de la relation de confiance que vous établissez est assez particulière). Non. Elle existe pour garder le lien. Écrivez à vos abonnés une fois par mois. Et ne vous contentez pas de leur rappeler les articles que vous avez écrits : offrez un peu, on passe son temps à vous le répéter !

Et un soupçon de curation en prime

Évidemment, si vous produisez de la qualité, il est peu probable que vous écriviez deux articles par jour. Et quand bien même, vous n’êtes pas le centre du monde, si ? La curation, c’est proposer à sa communauté les contenus qui vous semblent intéressant. C’est twitter un article intéressant lorsque vous le lisez, en épingler d’autres sur Pinterest ou Scoop.it. Car bien entendu, vous êtes un expert passionné par votre domaine, donc vous effectuez à son sujet une veille active. Je n’ai donc pas besoin de vous rappeler primo de vous abonner aux flux RSS des sites et blogs influents dans votre secteur et de consulter votre agrégateur de flux tous les jours, et secundo de placer des Google alerts sur les principaux mots clés de votre sujet – ainsi accessoirement que sur vous et sur votre blog. Par conséquent, je ne vous le rappellerai pas. Oui, c’est une prétérition.

Et la vraie vie, alors ?

On l’a évoqué plus haut : il vous faut aller rencontrer les intervenants majeurs de votre champ d’action, vous déplacer dans les événements d’intérêt, etc. Pour ma part, rien qu’hier, j’ai rencontré des gens très intéressants lors de ce séminaire, et j’ai même des idées de nouveaux contenus grâce à ces rencontres. Mais au-delà de ça, c’est aussi votre communauté au devant de laquelle il faut aller. Vos contacts twitters les plus intéressants, vos fans Facebook, votre mailing liste… Quel meilleur moyen d’établir un vrai contact humain et de tisser une relation personnelle et de confiance que celui-ci ?

Conclusion

Bien entendu, ce n’est qu’un résumé d’une part très incomplet de la prestation d’hier, et par ailleurs quelque peu romancé par votre serviteur (vous commencez à me connaître), mais en tout cas, l’esprit est là, et Antonin Léonard est selon moi quelqu’un à suivre, tant au niveau de son habileté à gérer la communication numérique que pour les valeurs qu’il véhicule. Le seul « reproche » de la voie éclairée par notre homme est son aspect passablement chronophage : si vous n’êtes pas en sortie d’école sans activité salariée, la mise en place intégrale du programme risque d’être malaisée. D’un autre côté, on n’a rien sans rien… Tiens, j’ai oublié d’être acide, aujourd’hui…  ;-)

3 commentaires

  1. Roland dit :

    « Tiens, j’ai oublié d’être acide, aujourd’hui… ;-)  » ; comme quoi, tu fais des progrès !

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