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Le référencement : petit bilan d’un cours SEO donné par Sylvain Peyronnet

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Cherchez-vous à devenir le samouraï dominant les moteurs de recherche ?

Après avoir créé un business (“classique”) alternatif à mon emploi, business qui tourne bien, merci pour lui, je m’intéresse depuis quelques temps aux possibilités offertes par les affaires sur le net. Comme je ne vous prends pas pour ce que vous n’êtes pas, je ne pérore pas aux quatre coins du web pour vous narrer mes trouvailles géniales ou les réussites déjà accomplies en vous proposant de vous coacher pour m’imiter. Enfin, pour l’instant. Mais aujourd’hui, j’avais envie de parler un peu avec vous du web, et de la bataille de domination sur Google qui est engagée aux quatre coins du monde par diverses personnes, tant par des newbies sans résultats que par quelques uns étant réellement devenus assez riches (enfin, pas autant que Lary Page et  Sergey Brin, il s’en faut de beaucoup – n’oubliez pas se trouve la vraie supériorité de business, c’est important).

En parallèle d’un projet auquel je participe actuellement avec un coach pour proposer un produit que vous découvrirez dans quelques temps, je fais donc le tour des pratiques permettant de gagner sa vie sur le net. C‘est à dire permettant de monter une boite, en gros, mais en utilisant les moult facilités offertes par le net. Et par conséquent en prenant bien conscience qu’il s’agit de s’intéresser, à un niveau ou à un autre, à toute la chaine faisant tourner une société, afin d’être capable, à son niveau, de la faire tourner un minimum.

Et l’homme créa l’entreprise

Ça, ceux qui rêvent de richesse facile l’oublient assez couramment. Monter une boite sur le net, c’est monter une boite. Soit être capable, idéalement de créer un produit (où bien de trouver un fournisseur), de créer une structure juridique, de faire du marketing et de la communication, de créer des points de ventes bien placés et bien foutus, de faire de la vente (être “force de vente”, je suis totalement fan de ce vocable), de gérer le processus administratif, de faire sa compta et ses déclarations fiscales, etc. Mais c’est la monter sur le net, avec les avantages que cela suggère : vendre des biens immatériels, donc sans problèmes de stockage, d’acheminement, sans boutique physique ni employés pour la faire tourner ; toutes les tâches y sont potentiellement sous-traitables, même à distance géographique (même en Chine ou en Inde – ou à Madagascar lorsque vous avez besoin de francophones…), sans problèmes d’horaires, etc. En ayant aussi le sentiment de faire partie des pionniers prenant au vol la monté actuelle du rôle du net dans le commerce mondial, qui est probablement plus proche de ses balbutiements que de son rythme de croisière.

Et bien entendu, enfin, ce qui fait rêver tout le monde : une fois une bonne mise en place effectuée, et les processus automatisés, une certaine passivité dans la génération des revenus (ce dont un créateur d’entreprise classique qui a fait cartonner sa boite et à mis en poste un bon PDG peut tout autant se prévaloir). Et le tout avec un investissement initial généralement dérisoire.

Puis il se centra sur le SEO

Bref, recentrons-nous sur le processus d’acquisition des clients, qui semble prendre le centre des préoccupations de tout le monde. Pour un “vrai” site créant son contenu (ce pourrait être Acide Ici, un jour, peut-être…), Laurent Bourelly préconise de travailler à atteindre une fréquentation issue de trois sources équilibrées (trois tiers, quoi) :

  • Les accès directs, issus de gens vous connaissant et ayant confiance (ce qui nécessite que vous ayez développé à la fois l’autorité, pour que votre expertise soit reconnue, et la popularité, pour que vous soyez largement connu, tout simplement).
  • Les accès issus de référents (typiquement les gens qui parlent de vous pour cause d’autorité et de popularité, comme précité ; où bien simplement du fait de vos propres interventions,en tant que  commentateurs de blogs (pas pour le référencement pur, mais pour dire des choses pertinentes), que rédacteurs d’articles invités, qu’interviewés, etc. )
  • Le trafic organique, celui que vous envoie votre moteur de recherche favori car votre page est pertinente sur une requête et qu’elle est considérée comme qualitative par Google.

Pour un site créé de manière purement marchande (vente de livres en affiliation, promotion d’une formation ou d’un courtier financier, mise en relation avec des organismes de rachat de crédit, accès à des vidéos olé-olé, etc.), il est évident en revanche que c’est ce dernier tiers qui va au final définir l’intégralité des revenus générés (pas de produit à créer, de popularité ni d’autorité à acquérir, marketing très réduit, bref, un peu de technique, du référencement et quelques techniques de ventes et c’est plié : il n’est pas étonnant que cette manière de faire attire, elle est beaucoup plus facile).

Mais il ne savait pas vraiment comment faire…

Or le SEO (le Search Engine Optimisation, le référencement, quoi), c’est un peu comme le webmarketing à l’heure actuelle. Beaucoup de personnes racontent des tas de trucs. De tout. Enfin, pas mal de n’importe quoi, en fait. Sur le principe général du business : pour vendre, il faut répondre à (tout en entretenant) une frustration. Donc chercher le malheur ordinaire, la misère du quotidien. S’il s’agit de sexe, fournissez juste ce qu’il faut pour canaliser le manque (de manière monétisable) sans le combler. Si on parle d’argent (finance, web entrepreneuriat comme ici, “devenir millionnaire sans effort grâce à l’immobilier”, poker, etc.), adoptez la position de la ruée vers l’or : ne pas le chercher soi-même, mais vendre des pioches (si possible des pioches “magiques” qui rendent riche facilement, vendues juste pour vous à 6000  € le manche, broutille vite remboursée). Proposez des solutions surpuissantes et assurées – mais refusées par l’infâme lobby de la médecine moderne – à ceux atteints de maladies mortelles et incurables en phase terminale (ou à leurs parents, selon l’âge des victimes). S’il s’agit de tout en même temps, offrez vendez des prestation de voyance, soigneusement étagées ; etc.

Qui vous enseignera le SEO ?

Bref, en SEO comme dans tous les domaines, beaucoup de gens l’ouvrent sur ce qu’il savent à peine, confiants qu’ils sont en le pote du copain d’un inconnu qui a posté sur un forum ; et comme dans tous les domaines, il suffit que quelqu’un ait réussi un truc, une fois, peut-être par chance ou pour des raisons autres que celles qu’il a identifiées, pour qu’il vous fasse un bouquin, une formation, un coaching (faites le tour du web et de ses formations – surtout sur les sujets ayant trait à l’argent ou au sexe – et cherchez ceux qui vous forment sur ce qu’ils n’ont jamais réussi ou n’ont fait qu’une fois… Vous m’en direz des nouvelles).

Les agences de référencement ne sont d’ailleurs pas une grande… Référence (si j’ose dire) sur le sujet. Non, ne cherchez pas, il n’existe pas de Search Engine University délivrant un diplôme national reconnu par la commission des titres. Les référenceurs “professionnels” constituent donc un conglomérat de personnes ultra compétentes et de gros charlots, que vous ne pourrez différencier que si vous-même acquérez de solides bases – au moins conceptuelles – sur le sujet.

Il reste enfin les black hats, ces gens qui, non contents de se jouer des prescriptions du grand Google afin de mystifier ce dernier, mettent leur génie au service de l’automatisation de leur pratique, afin de pouvoir les développer à grande échelle en appuyant sur un simple bouton. Comme chez les précédents, il est aisé de trouver parmi eux des gens vraiment forts comme des moyens (il me semble dur de dire qu’on en trouve des mauvais, une certaine opacité régnant sur leurs actions, mais la communauté étant assez élitiste, on peut imaginer que de complets charlots seraient assez vite vilipendés. Mais allez savoir…)

Il me parait intéressant, dans ce domaine comme dans d’autres, de chercher à comprendre le fonctionnement de la chose (en l’occurrence, d’un moteur de recherche) pour soit imaginer ses propres méthodes, soit simplement discriminer les conneries des techniques intelligentes qu’on pourrait vous proposer (c’est à dire en général vous vendre). Or, de la même manière que, si je cherche des infos sur le marketing, j’ai plus de chances de me tourner vers des profs universitaires ayant travaillé la chose toute leur vie, ayant formé des dirigeants couronnés de succès, et ayant écrit des livres faisant autorité (un savoir accessible de diverses manières, pour un budget clair et souvent limité) que de me tourner vers des gosses sans études ni expérience mais autoproclamés experts ; de la même manière, il m’a semblé très intéressant de participer à une formation (pour un prix hautement dérisoire) auprès d’un universitaire reconnu dans le domaine de la recherche en informatique algorithmique sur les moteurs de recherche.

Bilan du séminaire de Sylvain Peyronnet

Voici comment, en très petit comité, je me suis retrouvé à assister à deux séminaires de deux heures – l’un concernant le fonctionnement des moteurs et le second les techniques mises en œuvre pour détecter le spam – présentés par Sylvain Peyronnet, chercheur au sein de l’équipe Algorithmique, Modèles de calcul, Aléa, Cryptographie, Complexité (AMACC) du laboratoire d’informatique de l’Université de Caen Basse-Normandie. Et c’était parfaitement passionnant. J’y ai appris une grande quantité de choses, certaines répondant à une curiosité intellectuelles, d’autres ayant des applications pratiques immédiates. Je citerai sporadiquement, sans la moindre volonté d’exhaustivité (il faudrait un petit bouquin), les points suivants :

  • Ce qu’est qu’un moteur, en chiffre, et ce qu’il représente sur le web.
  • Toujours en chiffres, ce qu’est le web, et quelle proportion de site de spam il recèle.
  • Ce que cherche à faire le moteur, c’est à dire répondre à une requête en proposant des pages pertinentes et de qualité.
  • Ce qu’est la pertinence.
  • Ce qu’est la qualité d’une page, qui se traite de manière radicalement différente de la pertinence. A ce sujet, cela permet de tordre violemment le cou à toutes les conneries proférées sur divers forums de chercheurs de fortune sur le web par ceux qui, arborant un air blasé, expliquent à tous les petits jeunes que le Page Rank, c’est complètement dépassé et que ça n’intervient plus dans le fonctionnement de Google.
  • Comment toutes les méthodes ultra sioux que vous avez cru apprendre pour créer un réseau de liens externes afin de berner ce pauvre robot de recherche complètement crétin peuvent en fait être identifiées (donc potentiellement pénalisées) en deux coups de cuillères à pot.
  • Comment, de la même manière, les techniques de “content spinning” (génération d’une quantité phénoménale de textes issus d’un modèle initial, destiné à inonder le web sans que ne soit détectée la duplication de leur contenu) peuvent être identifiées automatiquement en un claquement de doigt.
  • La compréhension – donc la possible utilisation – de la tendance actuelle à aller vers l’utilisation d’un Page Rank sémantique, c’est à dire identifiant votre niveau de qualité non plus globale mais par thématique.
  • Globalement, ce qui est réalisable par un moteur – et donc probablement fait si le moteur y trouve un intérêt – et ce qui semble hors de portée, maintenant et dans un futur proche.
  • Et des tas d’autres choses encore.

seoJ’avais déjà appris beaucoup de choses lors de la présentation de Laurent Bourelly lors de la WEBX DN à Aix-en-Provence ce week-end (oui, lorsque j’ai dit que je faisais le tour des techniques de création de sites, de marketing et de SEO du web, ça inclut aussi les pratiques de cette industrie, qui est très loin d’être la moins pro et la moins évoluée, vous pouvez me croire – j’y ai par ailleurs rencontré des gens très cools, comme par exemple Tiger et Discodog, black hatteurs connu dans le milieu, aussi sympas que passionnants), mais avec les séminaires de Sylvain, j’ai l’impression d’être – certes comme un débutant d’un point de vue opérationnel (mais je m’apprête à mener mes petits essais incessamment – par sur Acide Ici, sur des pages spécialement conçues à cet effet) – mais qui aurait enfin acquis une vision claire de la problématique. Et pour très peu d’euros (ce qui ne signifie pas que je ne me ferai pas former de manière avancée un de ces jours. Mais ce sera en connaissance de cause).

Comme dirait Charles Perrault : moralité

Si vous cherchez des informations et que vous êtes tenaces, vous en trouverez pas mal, dans ce domaine comme dans d’autres, et souvent auprès des meilleurs, qui ne sont pas toujours les plus mercantiles (dans tous les cas, si vous êtes réellement intéressés par une thématique, contactez des universitaires, il seront généralement toujours heureux de vous faire partager leur passion). Pensez-y si vous avez le désir d’avancer dans un domaine qui semble être l’apanage de quelques spécialistes (et il n’y a pas que le SEO…) : avant de ne vous jeter tête baissée chez celui qui se sera le mieux vendu à vous qui êtes ignorants, débrouillez-vous pour devenir cultivé sur le domaine : il sera toujours temps, si le besoin se confirme, de trouver quelqu’un que cette fois, vous choisirez bien…

19 commentaires

  1. Cécile dit :

    Très intéressant. Du coup je vais aller lire un peu au sujet de la pertinence et de la qualité. A moins que tu en dises plus dans un prochain article ;-)
    Ca fait quelques années que je m’intéresse un peu au référencement (bien avant d’avoir un site…). Depuis j’ai pris des cours en intelligence artificielle et machine learning, et du coup ça ne m’étonne pas que les robots de google puissent reconnaitre facilement le content spinning par exemple. Vu ce que tu peux faire avec une simple machine… j’imagine qu’avec toute la puissance de calcul qu’ils ont à google (et tous les gars un peu intelligent qui y bossent), ça doit être encore plus simple.

    Dans le fond, ça dépend vraiment de ce que tu veux faire avec ton site : si tu cherches juste à attirer un client qui va acheter un produit, alors oui, il faut référencer et être toujours dans les premières réponses de google (stratégie « beaucoup de ventes, pas de personnalisation »). Si tu cherches à fidéliser un lectorat qui pourra éventuellement devenir une clientèle, tu as intérêt à avoir quelque chose de différent à raconter que ce qu’on peut lire ailleurs (stratégie « peu de ventes, beaucoup de personnalisation »). Dans le second cas, tu n’écris pas pour des robots…

  2. Matt dit :

    Hé hé hé, il me semblait bien que je comptais des blogueurs et webmasters dans mon lectorat…

    En dire plus, je ne sais pas. Je peux raconter ce que j’apprends, certes, mais je ne saurais m’attribuer la posture de l’expert alors que je ne suis qu’un débutant. Donc je ne me vois pas bien faire des piles d’articles sur le SEO. Mais je peux partager le très peu que je sais, si besoin.

    Quant à tes deux possibilités… A priori, tu peux écrire pour l’humain, mais en structurant intelligemment ton contenu de manière à ce que le robot – dont le but ultime serait de servir à l’humain ce qu’il recherche – comprenne que ce que tu fais est à présenter en premier dans ses requêtes. Cela ne semble pas contradictoire. ;)
    Matt a posté dernièrement Le maton parfait

  3. Cécile dit :

    Tu as raison : écrire pour le robot et pour l’humain ne doit pas être incompatible. D’ailleurs l’amélioration des algorithmes va toujours dans ce sens, la raison est simple : quand tu fais une recherche google, tu veux obtenir un résultat le plus pertinent possible, si leurs algos n’arrivent pas à faire la différence entre un contenu généré par une machine et un contenu « authentique », après quelques déception tu vas te tourner vers un autre moteur de recherche.

    C’est marrant parce qu’avant d’avoir un site je lisais plein de trucs sur le référencement, et depuis que j’en ai un… j’ai laissé tomber :-P

    • Matt dit :

      Oui, comme je le disais, monter un business sur le web, c’est monter une petite boite, mais souvent, on fait tout tout seul. Donc on lâche des trucs… Optimiser son référencement, par exemple ! :)

      Au fait, à propos de ta remarque sur l’IA (très intéressant, ça, tiens, il faudrait qu’on discute un jour) : repérer le spam, dont le spining, doit se faire avec un surplus de calcul raisonnable. Et on peut discriminer beaucoup de choses (suroptimisation comprise) avec des techniques dont la simplicité de certaines feraient pleurer tes cours d’IA ! :)
      Matt a posté dernièrement Un peu de douceur dans un monde de brutes 1 – Aux sources du sourire

  4. Yann@Omnireso dit :

    Bonjour Matt,

    Merci pour le compte-rendu exhaustif. Je suis de loin les interventions de Sylvain sur les fora spécialisés et je n’ai pu assister à cette formation. Je le place dans la poignée de spécialistes au sein d’une communauté SEO française très active. A la lecture de ce billet il me semble que tu as su identifier rapidement les pierres angulaires de ce microcosme, et qu’avec les tests que tu comptes mener tu as compris qu’il fallait avant toute chose mettre en application et « faire » par soi-même.

    Bonne continuation ! J’espère que tu fera part ici de quelques retours d’expérience. Non pas pour copier, mais pour savoir ce que tu arrives à extraire de tout le brouhaha qui entoure le référencement ;-)

    Yann

  5. Alexaloola dit :

    Bonjour,
    Très bon article avec beaucoup de vérités, Tiger et Discodog sont cools par exemple (Laurent et Sylvain aussi par ailleurs…).

    Je suis tout de même plus circonspecte sur l’apprentissage du SEO dans un livre d’autorité, le problème étant que c’est une discipline extrêmement meuble, une vérité d’hier est souvent un mensonge aujourd’hui. Effectivement, il y a quelques bases immuables, mais je pense que discriminer les conseils sur le net est de meilleure augure (sur ce point, tu attribues cette discrimination au SEO, mais c’est vrai pour n’importe quel sujet car c’est inhérent au support qu’est internet), et quelques spécialistes font des formations d’excellentes qualités (qui elles sont tenues régulièrement à jour).

    Bon sinon je trouve gonflé d’arriver dans un domaine en parlant de sa communauté comme quelques cas à part et le reste de charlots (les SEO sont souvent rancuniers), mais j’avoue que ça m’a fait sourire…

    Et j’aimerais qu’on reparle de cette article dans 1 an, car il y a une chose que tu oublies de dire, le SEO c’est d’abord beaucoup, beaucoup de travail !

    Bises,
    Alexa

    • Matt dit :

      Bonjour Alexa,

      Merci pour ton commentaire ! :)
      En effet, apprendre le SEO est probablement beaucoup plus difficile que le marketing, par exemple, car c’est très mouvant. Je suis en train, histoire de causer, de lire le bouquin d’Olivier Andrieu, édition 2012, et il n’intègre pas le filtre Penguin. Par contre, il existe des universitaires dans ce domaine comme dans les autres, très intéressants à rencontrer, et c’était plutôt ça le sens de ma remarque.

      De toute manière, tu as tout à fait raison, il ne faut jamais laisser son esprit critique aux vestiaires, quoi qu’on fasse.

      Par contre, a priori, je n’ai pas écrit que le milieu du référencement était constitué de quelques personnes compétentes et de 99% de charlots. Il n’y avait pas d’idées de proportions. Les charlots existent, là comme ailleurs, et il y en a toujours une proportion plus importante lorsqu’il y a pas mal d’argent à prendre, ce qui est le cas en ce moment dans ce domaine. Par contre, j’ai écrit que sur les forums (j’aurais pu spécifier « non spécialisés SEO »), j’ai lu énormément de conneries sur ce sujet (comme sur d’autres). Et lorsque j’écris « Les référenceurs “professionnels” constituent donc un conglomérat de personnes ultra compétentes et de gros charlots », c’est parce que les deux existent, et parce que je connais par exemple la directrice marketing d’une assez grosse boite qui s’est fait proposer un peu n’importe quoi par diverses agences aux discours remplis de grands mots ronflants mais bidons. Le prochain coup que je croise quelqu’un ayant besoin de ce genre de prestation, je te l’envoie ! ;)

      Et puis, soyons francs, tu dis un peu la même chose dans ton article « fallait pas me chercher » ! :) :) :) (article daté d’avant-hier mais que je suis quasiment certain d’avoir déjà lu il y a plus longtemps – je me souviens très clairement du passage « De la même manière, si votre offre principale est la qualité du contenu : VOUS N’ETES PAS UN SEO, vous êtes un écrivain. Si vous facturez des services de rédaction à vos clients au prix d’une prestation SEO (car je pense que peu de SEO ont une formation littéraire…) vous êtes un escroc. »).

      Enfin, le SEO, comme la création de produits de qualité, comme un bon marketing à long terme, comme tout, quoi, c’est évidemment un très gros – et très long – travail. Dont je ne connais même pas les bases (je suis infoutu d’utiliser correctement Scrapebox, ça dit à quel point je suis loin d’être black hat…), c’est dire que je ne suis pas rendu ! Mais j’espère que mes petits tests, à défaut de me rendre multimillionnaire, seront intéressants et amusants. :)

      Bises,

      Matt
      Matt a posté dernièrement Vendons un frigo à des Esquimaux

  6. Matt dit :

    Bonjour Yann,

    Il me semble en effet que Sylvain fait partie des spécialistes à suivre, de même que Laurent Bourelly. Je pense aussi que la communauté black hat est à lire et à rencontrer, ne serait-ce que pour réfléchir aux idées qui émanent d’eux (celles qu’ils gardent, évidemment, c’est plus dur).

    Je suppose en effet, comme tu le sous-entends, que le SEO, qui est issu d’une sorte de rétro-engineering d’un moteur dont on ne dispose pas réellement, n’est pas une science exacte, et qu’il faut faire ses tests. Toi-même, mènes-tu tes expériences dans le domaine ?

    A bientôt,

    Matt
    Matt a posté dernièrement Les petits galets – Chronique du livre

  7. Yann dit :

    Re,

    Oui, je mène mes expériences, comme tu dis. Quelques sites avec des typologies différentes… Le référencement est une activité qui apprend surtout l’humilité. Et la patience ;-)

  8. pierre dit :

    Salut l’ami ! Formation instructive et qui me laisse entrevoir le chemin encore à parcourir….équivalant à Saint-Jacques-de-Compostelle. Sinon un plaisir de t’avoir rencontré, à une prochaine peut être ! J’attend de recevoir les slides pour lire avant de me coucher le soir ;-)

  9. Roland dit :

    Bien, mon avis « non autorisé », je l’admets, mais je vais quand même m’autoriser : on voit que tu as bien étudié le sujet, et auprès de personnes au cursus poussé.

  10. Mathieu dit :

    Matt,

    J’avoue que ton article m’a empêché de dormir cette nuit.

    Une question existentielle me taraude :)

    Après que l’homme ai créé l’entreprise puis se soit centré sur le SEO, quelle est la suite de l’évolution de l’espèce? ;)

  11. Le cours de seo est très intéressant .
    Merci beaucoup pour le partage . Très jolie .
    Bonne journée.
    Gestion De Stock a posté dernièrement Gestion De Stock

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